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Publié le 30 juillet 2014, par dans France.

Coucou tout le monde !

Voilà, nous sommes arrivés à Valentigney chez Martin et Isa. Nous avons fait nos derniers kilomètres à vélo…
Le passage de la frontière en France nous avait déjà fait chialer et là, nous avons remis ça…

Nous savions que le retour ne serait pas la partie la plus facile du voyage. Nous reprenons un peu nos esprits pendant quelques jours.
Les gars vont profiter de quelques jours de vacances, fini le réveil à 6h tous les matins, plus tôt qu’à la maison.

Restez branchés, nous avons encore des choses à partager avec vous tous !
Merci à tous ceux qui nous ont aidé, familles, amis, sociétés, inconnus… ceux qui nous ont hébergé…

Si vous avez des questions particulières à nous poser, n’hésitez pas !

A tout bientôt !!!

 
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Publié le 22 juillet 2014, par dans Allemagne.

19 juillet 2014 : Sigmaringen : pause
Une journée de pause pendant que Papy et Cédric partent pour rapatrier leurs camions.
Le soir, je vois arriver un tandem Pino… C’est Antoine et Catherine (les bicloucipédistes) que nous avions croisés à Athènes ! Quelle superbe surprise ! Ils sont accompagnés par Bérangère et JB, des Malouins (Roues à vent).
Nous nous donnons rendez-vous le lendemain, car ils vont dormir un peu plus loin.

20 juillet 2014 : Sigmaringen – Beuron : 31.5km
Ce matin nous quittons papy Régis, Cédric et les cousins. Eux rentrent en France et nous continuons vers Montbéliard.
Pas facile de se séparer, mais nous nous reverrons bientôt en France.
Nous retrouvons les 4 lurons un peu plus loin et attaquons la route ensemble. Voilà une semaine que nous roulons en grand convoi et c’est très sympa.
Les gens qui nous croisent ont souvent un sourire sur les lèvres.
La piste nous fait passer par des reliefs qui piquent un peu les mollets.
Première nuit en bivouac depuis longtemps, nous retrouvons un peu se qui fait le propre du voyage à vélo : un sentiment de liberté que nous avions un peu égarée avec toutes les nuits en camping !
La pluie nous accompagne pour la fin de soirée que nous passons sous le tarp à jouer au « kem’s ».

21 juillet 2014 : Beuron – Tuttlingen : 27km
Qu’il est bon de bivouaquer !
Nous bougeons vers Tuttlingen, l’Eurovelo 6, toujours autant vallonnée, passe dans le Badwurtemberg, mélange de petites gorges, vallée verte et petit Danube passant au milieu.
Notre convoi s’étire, s’arrête et reprend la route.
Arrivés à Mülheim, nous faisons les emplettes nécessaires pour nos repas à venir et allons nous poser dans un pré pour le pique-nique. Nous entons le vent tourner et nous nous déplaçons à l’abri ! Bien vu, un déluge s’abat sur le secteur. Mais bien couvert, nous pouvons manger tranquillement. La pluie ne s’arrête pas sur toute la route qui nous mène à Tuttlingen.
La zeltplatz est gratuite et l’accès à la douche ne coute que 5€ pour tout le monde.
Nouvelle soirée bien sympa sous le tarp à refaire le monde attaqués par les limaces.

22 juillet 2014 : Beuron : pause
Il a plu toute la nuit sans discontinuer… La tente a tenu !
Les limaces ont profité de la nuit pour pour tout nous pourrir et les gamelles restées dehors contiennent de la vrai soupe à la limace ! Beurrrrkkkkk !
La météo prévue n’est pas folichonne, nous décidons tous de rester sur place aujourd’hui.
Mise à jour de blog et rédaction au programme.

 
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Publié le 19 juillet 2014, par dans Allemagne.

Cet article est un peu long, car nous n’avons pas trouvé de connexion WiFi depuis un bon bout de temps et lorsqu’il y en a dans les campings, elle est payante la plupart du temps. Voici donc les 15 derniers jours du voyage.

5 juillet 2014 : Passau : pause
La journée ne s’annonce pas trop mal, nous partons vadrouiller un peu dans Passau.
La ville est agréable, toujours très propre, comme en Autriche. La circulation est un peu entravée par des groupes de touristes fraichement débarqués des bateaux pour une visite rapide.
Nous nous rendons au sympathique petit marché devant la cathédrale pour y faire quelques emplettes que nous passons déposer chez Véronique avant de monter à la citadelle.
Cette dernière surplombe Passau sur la rive nord du Danube, de là-haut, la vue est très chouette et les couleurs des 3 rivières se mélangeant sont très visibles.
Nous visitons la citadelle, les gras sont ravi de voir les équipements datant du moyen-âge : armures, épées à deux mains, heaume, gantelet…
Nous rentrons chez Véronique pour y préparer le repas et passer une nouvelle soirée très agréable.
Merci Véronique !

6 juillet 2014 : Passau – avant Deggendorf : 53km
Nous partageons le petit-déjeuner avec Véronique et décollons vers 9h30. La traversée de Passau se passe bien malgré la piste cyclable bien encombrée par tous les cyclistes du dimanche.
Le soleil est de la partie et la chaleur qui va avec nous pousse à boire énormément.
Le Danube nous offre des paysages très chouettes surtout lorsqu’il se fait plus sauvage. Mélange de plages de galets et végétation à fleur d’eau.
Nous approchons d’un endroit très prisé par les habitants du coin pour leur repos du dimanche.
Baigneurs et pêcheurs se partagent les bords du Danube. Nous décidons de bivouaquer ici cette nuit, mais avant de planter la tente, nous profitons également d’une baignade bien rafraichissante dans ce Danube qui nous fait plus penser à une rivière qu’à un fleuve. Il a beaucoup perdu en ampleur.
Un peu plus tard, 2 jeunes Allemands viennent à vélo. Nous partageons quelques moments en discutant et allons nous coucher, nous dans la tente, eux à la belle étoile sous une moustiquaire… C’était sans compter sur le déluge que nous avons eu durant la nuit. Ils ont dû monter leur tente en urgence !

7 juillet 2014 : avant Deggendorf – Wörth an der Donau : 68km
Nous remballons les affaires et décollons en direction de Wörth an der Donau où une amie de Véronique nous accueille pour la nuit.
Le ciel est couvert ce matin, assez menaçant, mais nous avançons quand même, il fait très lourd.
L’Eurovelo 6 nous mène tantôt le long Danube, tantôt à travers champs sur des revêtements inégaux, asphalte ou terre.
Nous arrivons en fin de journée à Wörth an der Donau, le château imposant surplombe le Danube et nous indique que nous allons devoir grimper un peu !
Nous sommes chaleureusement accueillis par Véronique, Sofia (sa fille) et Kilian (le plus jeune fils).
Nous mangeons avec eux et ensuite les gars jouent ensemble dans le jardin.
Toute la famille est dans la musique entre chant et instruments, ils pourraient monter un groupe !
Voilà un des avantages de l’école allemande (voir de quasiment tous les pays que nous avons traversés), les enfants ont des cours jusqu’en début d’après-midi puis ils peuvent avec des activités sportives, musicales ou autre dans l’après-midi. Bien moins contraignant que le seul mercredi après-midi chez nous qui généralement limite le nombre d’activités possible.

8 juillet 2014 : Wörth an der Donau – Bad Abbach : 52km
Nous quittons Véronique et Sofia, les garçons étant déjà partis à l’école lorsque nous décollons.
La météo n’est pas très encourageante aujourd’hui, mais pour l’instant il ne pleut pas !
Nous arrivons tranquillement à Regensburg, ancienne capitale de l’Allemagne classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Après un rapplique pique-nique dans la ville, sur les bords du Danube, nous continuons la route vers notre destination du soir, une famille de warmshower.
Nous ne trainons pas en route, car le ciel se fait plus en plus menaçant et nous éviterons de justesse la pluie, car elle se met à tomber une fois la dernière sacoche rentrée chez Kerstin, René et leurs 2 filles (les petits sauts de puces, si vous lisez ces lignes, vous devriez les reconnaitre).
Encore une agréable soirée à discuter avec une famille très sympa à l’esprit ouvert sur le monde.

9 juillet 2014 : Bad Abbach – Neustadt : 35km
Nous quittons Kerstin et sa famille avec regrets, et partons pour la suite du voyage qui nous rapproche inexorablement de la France…
Le temps est toujours au gris et à la pluie, la fraicheur s’est installée, nous roulons avec un petit 14°.
Arrivés à Kelheim, nous embarquons sur un bateau qui nous dépose à Weltenburg en passant dans les gorges du Danube, à nouveau des minis Portes de Fer.
Bien content d’éviter par la même occasion une grimpette de 10% sous pluie, nous en profitons pour manger sur le bateau.
Mais une fois sortis et arrivés sur la terre ferme, la pluie se met à tomber de plus belle, ce qui n’arrange en rien l’état du chemin en terre que nous suivons. Nous avions le choix entre la route avec des grimpettes ou le plat boueux…
La fraicheur s’est installée et la pluie n’a pas cessé, nous décidons d’écourter la journée pour nous réfugier dans un camping…

10 juillet 2014 : Neustadt – Neuburg : 56.5km
La route n’a rende particulier aujourd’hui, le soleil joue à cache-cache derrière les nuages.
Nous traversons rapidement Ingolstadt.
La piste cyclable est moins goudronnée et la pluie nous laisse quelques passages bien mouillés.
Nous arrivons au camping de Neuburg et plantons la tente sous la pluie qui se remet à tomber…
Nous discutons un peu avec les parents d’une famille venue de Belgique pendant que les enfants s’éclatent sur l’aire de jeux.

11 juillet 2014 : Neuburg – Dilingen : 73km
Aujourd’hui, la fameuhly est motivée pour avancer un peu plus vite, car demain nous retrouvons papy Régis, Cédric (le frère de Manu), ses 2 fils et Jean-Claude et Lydie (oncle et tante de Manu) à Gunzburg.
La route est un peu plus vallonnée, mais nous avançons bon train. L’eurovelo 6 traverse Donauworth, cette ville est sympathique, mais nous ne nous y attardons pas non plus.
Arrivé au camping qui est juste à côté d’une biergarten, très sympa de monter la tente devant les gens attablés en terrasse qui nous regardent comme des singes.
Nous faisons la connaissance d’Oliver et sa famille venant de Suisse. Lui roule en Kettwiessel et ils ont la même tente que nous sans les problèmes d’infiltration d’eau dans la chambre !

12 juillet 2014 : Dilingen – Gunzburg : 30km
Nous avons de la chance ce matin, tout du moins un bout de temps, car nous pouvons remballer la tente alors qu’elle est sèche. La pluie se met à tomber dru lorsque nous montons sous les vélos. Nous attendons quelques instants, mais elle ne se calme pas trop alors nous prenons notre courage à deux mains et y allons.
Quelques centaines de mètres plus tard, la roue arrière de Léo crève ! Nous trouvons une petite avancée pour pouvoir réparer à l’abri de la pluie.
Nous repartons avec le retour du soleil.
La famille ne doit pas être très loin de nous comme l’indique le SMS de mon frère, ils sont partis du camping.
Effectivement 8km plus tard nous nous rencontrons. Petit moment d’émotion, car cela fait plus d’un an que je n’est pas vu mon frère et 8 mois, mon père ! Mon oncle et ma tante nous attendent au camping.
Un petit pique-nique sur le bord de la piste et nous partons vers le camping.
Nous retrouvons Jean-Claude et Lydie et passons une superbe soirée avec eux en mangeant le repas qu’ils nous ont préparé !

13 & 14 juillet 2014 : Gunzburg : pause
Nous avions promis aux enfants de faire un tour au parc d’attractions Legoland et comme ils ont super bien roulé… Nous sommes allés.
Le parc n’est pas si grand, mais il y a largement de quoi remplir une journée. Il y a plusieurs dioramas représentants des portions de grandes villes, des attractions du type grand huit, splash.
Le temps a été très clément toute la journée et les enfants ravis de changer du pédalage.
Lorsque nous rentrons au camping, un déluge s’abat sur nous…
Le lendemain, nous faisons une journée pause tranquille, quelques courses, un peu de mécanique, de lessive…

15 juillet 2014 : Gunzburg -  Ersingen : 54km
Le premier jour où nous roulons vraiment ensemble sur l’EV6.
Le temps de caler les dernières sacoches et remorques pour tout le monde et nous enfourchons les vélos. L’énorme convoi de 7 trikes + 1 vélo droit + 3 remorques se met en route, effet garanti !
La journée s’annonce chaude et le relief de l’Eurovelo6 est parsemé de quelques grimpettes sympas. Les cousins roulent ensemble, Malo et Paul font des échanges de vélos.
En arrivant à ULM, nous tentons notre chance à l’auberge de jeunesse qui malheureusement ou heureusement est complète, car à 22€ par personne nous aurions explosé le budget.
Nous devons faire 20 km supplémentaires, pas facile comme première journée pour Papy Régis, Cédric et les cousins.
Nous arrivons vers 19h à la Zeltplatz de Ersingen juste au bord d’un étang dans lequel nous allons nous rafraichir.

16 juillet 2014 : Ersingen – Rottenacker : 25km
Nous partons tous les 8 et continuons la route en direction de Munderkingen, nous y visons la zeltplatz.
L’eurovelo6 est loin d’être asphaltée sur tout le monde, nous passons sur du chemin et du gravier bien épais où nos roues s’enfoncent. Nous avons l’impression de rouler dans du goudron tellement ça accroche !
La route est encore bien vallonnée et nous transpirons allègrement dans les montées en plein soleil.
Nous nous éternisons un peu à la pause du pique-nique pour profiter de l’ombre bienfaisante d’un arbre.
Sur la route, nous voyons un panneau indiquant une zeltplatz 5km avant Munderkingen, au bord d’un étang. Nous optons pour finir la journée à cet endroit et grand bien nous en a pris.
Le coin est très chouette (et pas cher : 25€ pour 8), un endroit pour les tentes est réservé au bord de l’eau.
Nous en profitons pour nous rafraîchir de la journée.
En fin de journée, nous nous posons autour d’un feu de camp (un emplacement est prévu) pour prendre le repas.

17 juillet 2014 : Rottenacker – Ertingen : 33.5km
Lorsque nous nous réveillons, la brume flotte sur l’étang lui confère un aspect un peu mystique.
Le soleil sèche les tentes pendant que nous prenons le petit-déjeuner.
La journée est encore très chaude et nous avançons tranquillement sur le chemin qui nous offre de beaux passages.
Nous hésitons à nous arrêter au camping à Ridelingen mais il est encore assez tôt et décidons de pousser jusqu’au Erting à la zeltplatz indiquée sur notre carte.
Mais avons la mauvaise surprise d’apprendre que la zeltplatz est fermée depuis 2 ans !!!
La carte n’est vraiment pas à jour… Nous avons 3 possibilités :
Aller jusqu’à Sigmaringen à 30km, vu l’état de tout le monde, nous oublions cette possibilité.
Faire machine arrière jusqu’à Riedlingen et aller au camping que nous avions passé.
Ou demander s’il y a un coin pour planter quand même.
Nous optons pour la dernière solution, mais les premières réponses ne sont pas encourageantes ! Il est strictement interdit de planter la tente.
Nous posons quand même la question au maitre nageur qui passe quelques coups de fil en nous indiquant les campings cités avant. Nous lui expliquons que les enfants sont fatigués, il comprend bien la situation et nous indique un endroit pour planter la tente après 20h, il nous laisse également son numéro de portable au cas ou nous aurions des problèmes avec la police.
Nous passons le temps en nous reposant, en nous baignant et en mangeant une currywurst avant de planter la tente et de dormir.

18 juillet 2014 : Ertingen – Sigmaringen : 33km
La nuit n’a pas été terrible, des jeunes fetards sont venus avec le groupe électrogène, la sono et l’alcool faire un raffût toute la nuit…
Tout le monde a de petits yeux ce matin et nous remballons les tentes bien mouillées de condensation.
2 jeunes comateux, sans doute alcoolisés jusqu’à la moelle sont étalés à même l’herbe.
Nous roulons jusqu’à Mengen où nous nous posons à l’ombre pour pique-niquer tranquillement.
Le reste de la route se fait tranquillement le long du Danube devenu ridiculement étroit, mais il conserve malgré tout un très bel aspect sauvage de rivière peu profonde clairsemée de petits îlots.
Nous arrivons à Sigmaringen en fin d’après-midi.
Papy Régis et Cédric se renseignent sur les horaires de trains pour aller récupérer leurs camions à l’endroit où nous nous sommes retrouvé.

19 juillet 2014 : Sigmaringen : pause
Une journée de pause pendant que Papy et Cédric partent pour rapatrier leurs camions.

 

 
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Publié le 5 juillet 2014, par dans On en cause....

En exclu pour vous, l’émission Allô la planète du 3 juin 2014, avec un coucou à Laurent d’Asiatrek, vers la minute 41″15 :

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Publié le 5 juillet 2014, par dans Allemagne, Autriche.

26 juin 2014 : Vienne – Zwentendorf an der Donau : 58km
Le ciel est encore très gris et le vent souffle pas mal lorsque nous nous levons.
Nous partons tous ensemble, 2 familles de 4, ça fait un bon convoi sur l’Eurovelo route 6 qui passe au milieu de la Wien Isle. Une quantité de monde s’occupe à démonter les restes d’un immense festival. Nous avançons bien les uns motivés par les autres, par intermittence, Malo échange son trike contre la place sur le Pino. Par intermittence également, je tire un peu Léo pour qu’il repose sa cheville, il nous dit qu’en roulant ça va, c’est en appui debout que ça le dérange.
Nous trouvons un coin d’ombre pour la pause pique-nique, c’est bien sympa, les enfants jouent pendant que les grands papotent.
Nous cheminons invariablement sur l’EV6, qui parfois est tarabiscotée juste pour éviter un rond-point…
La surprise du jour sera la rencontre avec Bubu et …(arrff, moi et la mémoire, j’ai oublié le prénom) en tandem Pino, eux aussi, une connaissance de nos rassemblements de vélos couchés. Marrant de se croiser comme ça, au détour d’une piste cyclable en Autriche. Nous discutons un peu puis terminons les 10 km restants de la journée pour atteindre un petit camping que nous pensions calme… C’était sans compter sur les jeunes qui viennent se poser juste à côté pour faire plein de boucan !

27 juin 2014 : Zwentendorf an der Donau – Rossatz : 37km
Ce sera une petite journée aujourd’hui, les gars sont un peu fatigués et nous arrivons à un endroit où il y a moins de camping (il y en a toujours une palanquée…) et pousser encore 35 km, ce sera trop pour les gars.
Les paysages changent un peu, dans le bon sens, un peu plus de relief, un passage dans un petit village.
Nous arrivons rapidement au camping où les camping-cars se taillent la part belle et où les tentes ont juste un pauvre bout de terrain sans ombre et une herbe bien cramée… En compensation, il y a une petite plage au bord du Danube bien sympa avec une chouette vue sur le village d’en face surplombé des ruines de château. Les 4 gamins en profitent bien.
Après quelques courses avec Olivier, nous faisons soirée tranquille…

28 juin 2014 : Rossatz – Marbach : 48km
Nous partons une heure avant la famille Europe en roue libre. La piste est correcte jusqu’à Melk où il y a quelques travaux. L’abbaye de Melk est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est gigantesque, nous ne la visiterons pas, le budget commence à être bien serré. Nous nous retrouvons tous au parc de la ville pour les pique-niques, les enfants sont ravis de trouver une aire de jeux XXL. Les toilettes sont d’une propreté irréprochable, papier toilette, savon, sèche-main…
Nous reprenons la route et profitons du chemin pour déposer un objet traçable dans une cache de géocaching. Léo et Malo échangent à nouveau un peu les vélos et nous arrivons en fin d’après-midi au camping.
Nous y faisons la connaissance de Marie-No et Marc, un couple de retraités en vadrouille.
Ils nous offrent un verre d’un bon petit rosé bio. C’est sympa de causer français et de bere un petit coup !

29 juin 2014 : Marbach – Grein : 30km
Nous ne décollons pas trop tôt aujourd’hui, l’apéro a un peu décalé le repas du soir :)
La route est un peu plus vallonnée et nous avons des portions sur la route. Je tire encore Léo sur quelques parties et Malo est repassé en tandem.
Nous nous posons sur une table au bord du Danube, mais mangeons rapidement, car le ciel tourne au gris sombre et les premières gouttes ne se font pas attendre… Nous enfilons les vêtements de pluie et traçons pour finaliser les 10 kilomètres jusqu’au camping.
Le budget hébergement augmente avec des campings à plus de 25€ (sans électricité ni wifi)… Les possibilités de bivouac ne sont pas légion et il semblerait que les Autrichiens ne soient pas forcément cool avec très sympas avec les bivouaqueurs…

30 juin 2014 : Grein – Au en der Donau : 30km
La météo avait vu juste, il a plu toute la nuit et au réveil, ça continue, nous flemmardons dans la tente.
Les « roues libres » sont encore dans leur tente également, nous pensons rester ici, mais finalement la pluie se calme. Nous partons donc quand même vers 11h histoire d’avancer vers Linz. Il pluviote encore un peu dans la journée.
Nous avançons pour la dernière fois du voyage avec les « roues libres » mais nous avons encore une soirée à passer ensemble !
Le camping offre un abri avec tables et bancs, impeccable, juste ce qu’il nous faut pour la soirée tranquille à 8.
La semaine roulée avec Olivier, Vanessa, Titouan et Siloé a fait du bien à tout le monde !
Les enfants ont bien joué ensemble.

1 juillet 2014 : Au en der Donau – Linz : 39km
Ça y est, nous nous quittons ! Nous partons en direction de Linz avec un détour par le camp d’extermination de Mauthausen. Le devoir de mémoire est d’autant plus important à la vue des résultats des dernières élections…
La décision de visiter ce lieu chargé d’horreur a été prise avec les enfants. Nous avions abordé le sujet en Italie lors de la visite du musée de Piano del Orme. Malo nous a dit qu’il s’agit de la suite et qu’il souhaitait voir. De plus, nous avons manqué le 70e anniversaire du débarquement en Normandie. Nous montons donc les 2/3 km à 10% puis 14% pour finir. Le lieu, situé à côté d’une carrière, est immense et d’aspect rebutant.
Nous passons chercher les tickets d’entrée et pénétrons dans l’enceinte du bâtiment… Les baraques s’alignent dans la cour. L’émotion nous gagne d’emblée… Les baraques prévues pour 300 détenus pouvaient en contenir plus de 2 000.
Les détenus étaient humiliés et maltraités dès leur arrivée au camp. La plupart étaient contraints aux travaux forcés dans la carrière. Ils devaient porter ensuite des blocs de pierre de 20kg et remonter « l’escalier de la mort » ainsi appelé à cause de la cruauté des SS qui poussaient les premiers hommes tout en haut pour qu’ils tombent et entraînent dans leur chute, tous ceux qui étaient derrière. Nous ne pouvons pas décrire la barbarie qu’il y a eu dans ce lieu, les fours crématoires, la chambre à gaz, les barbelés électrifiés… Rien que dans ce camp, plus de 90 000 personnes ont été tuées. Je n’ai vraiment pas les mots pour décrire ce que l’on ressent ici. A plusieurs moments, les larmes nous montent aux yeux. Nous évitons quelques photos de corps entassés.
Nous n’avons pas vécu cette période, mais nous ne voulons pas qu’elle se reproduise et il ne faut pas !!!
Alors s’il vous plait, n’oubliez jamais ce qu’il c’est passé.
Nous discutons longuement avec les gars de ce que nous avons vu, de ce qu’ils ont ressenti.
Après cette visite éprouvante, mais nécessaire, nous reprenons la route vers Linz.
Fabien, un copain français d’Elsa et Ewan (escapade de deux tortues), nous accueille chez lui, il a même pris une journée de congé pour nous faire visiter Linz le lendemain.
Nous passons une bonne partie de la soirée à discuter avec lui.

2 juillet 2014 : Linz : pause
Une petite grasse matinée pour bien commencer la journée puis nous nous dirigeons vers un magasin de vélo pour acheter 2/3 trucs. Nous passons à côté de la « Bike kitchen », atelier alternatif et social qui met à disposition des outils et pièces de vélos, malheureusement fermé aujourd’hui. Nous continuons notre balade vers Pöstlingberg à proximité d’une abbaye, un endroit qui offre une vue panoramique sur Linz. Malgré la pluie, nous en profitons pour faire une cache là-haut.
De retour au centre-ville, nos estomacs réclament à manger ! Qu’à cela ne tienne, nous en profitons pour tester les « Leberkas » de chez « Pepi » conseillés par Elsa et Ewan. Les leberkas sont une spécialité du coin, sorte de gros pâté de viande dans lesquels on découpe des tranches que l’on mange en sandwich et qui peuvent être nature, au poivre, aux oignons grillés, etc. Top bon !
Linz est une ville de 200 000 habitants, les infrastructures culturelles sont nombreuses, les transports en commun très présent. La ville est très propre, voire proprette.
Petit détour dans la ville avant de rentrer chez Fabien pour une séance de travail scolaire.
Nous nous couchons relativement tôt ce soir.
Merci beaucoup Fabien pour ton accueil et le temps que tu nous as accordé puis aussi pour tout ce que nous avons appris sur la vie en Autriche.

3 juillet 2014 : Linz – Inzell : 53km
Réveil à 6h, ça tombe bien, car Fabien travaille aujourd’hui et ça nous booster pour reprendre la route. Nous aimerions arriver à Passau dans 2 jours.
Dernier au revoir à Fabien et nous partons en retraversant Linz pour récupérer l’eurovelo 6.
Cette partie est très jolie, il y a un petit air de portes de fer… Mais il nous manque le côté « imprévu » du voyage, tout est trop bien organisé, fléché, campingué, restauranté… et cher !
On ne pourra pas dire qu’ils ne font pas tout pour les vélos, il y a des distributeurs de chambres à air (uniquement 26 et 28 pouces), des stations de recharge pour les vélos électriques, des outils à disposition…
La journée se passe tranquillement, la pause du pique-nique sur une aire de jeux comme il n’y en aura jamais en France permet aux gars de se dégourdir les jambes.
Nous terminons la route dans un camping qui est à une Gasthof juste au bord du Danube avec une superbe pelouse top moumoute !

4 juillet 2014 : Inzell – Passau : 45km
Aujourd’hui, le soleil doit nous accompagner sur le trajet et effectivement, il ne met guère longtemps à inonder la tente de sa chaleur et de sa luminosité en apparaissant derrière le relief qui encaisse le Danube. Nous reprenons nos montures couchées pour continuer vers Passau. Le paysage reste toujours très sympa et verdoyant, en grande majorité à l’écart des voitures et toujours le long du Danube. Ce dernier à beaucoup perdu en largeur depuis les Portes de fer et n’est toujours pas bleu.
Les gars avancent bien avec leurs petites guiboles. Léo n’a plus mal à son pied, mais conserve encore pour quelques jours le bandage et la pommade.
Nous sommes passés en Allemagne sans même voir une seule pancarte sur l’Eurovelo route 6
Sur la route, nous nous arrêtons faire quelques courses, mais nous apprenons à nos dépens que la carte de crédit n’est pas acceptée dans beaucoup de magasins… Nous repartons bredouilles mis à part la glace qui nous est offerte par un monsieur se déplaçant en tricycle droit électrique (problème de déplacement à pied).
Nous apercevons Passau qui n’est plus qu’à 2km et au fur et à mesure de notre progression vers la ville, nous pouvons observer le Danube être modifié par les 2 autres rivières qui viennent se jeter dedans juste à la pointe de Passau.
Du nord, arrive le confluent « Ilz », la perle noire de la foret Bavaroise, des Alpes Suisses arrive l’ »Inn » avec sa couleur vert clair pour se jeter et se confondre dans le Danube.
Nous nous posons un peu au bout de la presque’île, les gars profitent de l’aire de jeux et nous découvrons une cache juste à proximité.
Un peu plus tard, nous nous rendons chez Véronique qui nous accueille et passons une bonne partie de la soirée à discuter.

 
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Publié le 25 juin 2014, par dans Autriche, Slovaquie.

20 juin 2014 : Sutto – Velke Kosihy : 45km
Nous partons en empruntant la portion de l’EV6 qui est une partie de route, les conducteurs sont assez sympas, ils laissent de la place et sont assez patients.
Cela dit, le tracé passe quand même par de la route, nous avançons assez bien et rapidement nous atteignons Komarom, côté hongrois puis nous empruntons le pont pour passer en Slovaquie à Komarno, nous changeons le reste de fortins (monnaie hongroise) en €uros.
Nous en profitons pour déposer un objet traçable dans une cache située juste à la frontière.
Le reste de la journée nous fait passer sur un peu de piste avec de la caillasse, une dizaine de kilomètres, mais bien pénible avec un bon vent de face.
Nous discutons un peu avec groupe de jeunes Français partis aussi pour un an sur les routes de l’Europe et des Méditerranéens.
Les paysages n’ont rien de transcendant, les villages sont calmes. Nous commençons vraiment à sentir que nous approchons de la partie « riche » de l’Europe…
Mais il faut bien y revenir un moment donné.
Soit, nous trouvons un petit coin de bivouac au bord du Danube où les moustiques ne tardent guère à nous attaquer dans les règles de l’art ! C’est emmitouflés dans nos habits, moi dans la Gore-Tex que nous montons la tente.
Nous ne trainerons pas dehors et nous nous couchons à l’abri dans la chambre.

21 juin 2014 : Velke Kosihy – Strkovec : 53km
Au secours !!! Les moustiques ont envahi l’abside de la tente, il y en a bien une centaine !
Je m’enduits la main de spray antimoustique et allume une spirale antimoustique qui fait sont travaille pendant que nous remballons les affaires de couchage. Au sortir de la chambre, le footprint est jonché de cadavre de ses ignobles vampires.
Le matin, nous devons reprendre un peu de piste avant d’arriver sur de la voie cyclable plus que correcte, toute droite…
Ce sera peut-être la partie qui nous botte le moins pour l’instant… Plusieurs facteurs y contribuent :
arrivée dans la zone euro qui pue le fric,  on retrouve toutes les enseignes internationales, les gens commencent à tirer la tête, ne pas être très aimables, nous croisons des hordes de cyclistes retraités (rien contre çà), mais nous avons vraiment l’impression d’en faire partie et d’être en voyage organisé…
Nous continuons sur la digue qui borde le Danube très eau, mais peut-être est-ce normal.
Nous trouvons une rampe qui nous permet de descendre et de planter la tente pour la nuit, toujours assaillis par les moustiques.

22 juin 2014 : Strkovec – Hainburg an der Donau : 55km
Nous reprenons la route sur la digue, rien de bien passionnant mis à part la très bonne roulabilité de la piste cyclable.
Les gars sont motivés et notre vitesse moyenne s’envole, il faut dire que Malo à retrouvé sa liberté et n’est plus en tandem depuis 3 jours, il s’éclate beaucoup plus.
Mais cela a entrainé des tensions, car les 2 gars se tirent la bourre pour toujours être en tête… Un gros recordage après, les voila qui roulent côte à côte… Beaucoup plus cool !
Nous arrivons à Bratislava, nous ne nous attardons pas trop, mangeons un petit quelque chose au bord du Danube où la serveuse doit avoir des gênes de porte de prison… Nous quittons Bratislava et en quelques tours de pédales, nous voilà déjà arrivés en Autriche.
Changement d’ambiance, les vélos sont les biens venus, mais uniquement sur les voies cyclables…
Nous nous arrêtons par hasard dans une gasthouse qui possède 2 emplacements pour des tentes, où sont également passés Gaël et Maude et également Vanessa et Olivier que nous devons retrouver à Vienne.
30€ la nuit, ça faire la douche !

23 juin 2014 : Hainburg an der Donau – Vienne : 45km
La piste de l’EV6 passe dans le parc naturel de Donau Auen, de chaque côté de la voie cyclable, des panneaux interdisent l’accès au vélo, d’autres panneaux indiquent que le bivouac est interdit…
Vive la rigueur autrichienne, ça risque d’être difficile de ne pas exploser le budget ici.
Rien de particulier à signaler dans la journée sauf l’approche de Vienne… La piste passe juste à côté d’une plage naturiste, pas soucis, c’est juste étrange de voir les pépés tout nus (qui ne sont pas sur la plage, mais juste au bord de l’EV6) regarder tout le monde passer… Si vous avez des enfants et que vous comptez passer par là, prévoyez les réponses à leurs questions !
Nous arrivons au camping calé entre l’autoroute et la voie de chemin de fer et faisons connaissance avec Vanessa, Olivier, Titouan et Siloé, une autre famille française qui vadrouille à vélo sur les routes d’Europe (quelle idée !?) avec qui nous avions échangé dans la vie(rtuelle).

24 juin 2014 : Vienne : pause
Le programme de la journée est calé, visite, oui, mais visite de l’hôpital !
Léo a son pied qui a dérapé de la pédale et est passé sous le vélo, il a mal, mais pas de grosse douleur, il n’est pas enflé non plus, mais nous préférons le faire examiner puis moi aussi, depuis quelques jours, j’ai une boule dure juste sous le sternum. Alors nous faisons un tir groupé pour le check-up.
Nous y resterons 3 heures, séparés en 2 groupes, Léo avec Hélène et Malo avec moi.
Léo s’en tire avec une pommade et un bandage pendant quelques jours et pour moi, il doit s’agir d’un trouble musculaire, l’électrocardiogramme est nickel, tension nickelle, sang nickel. Nous pouvons continuer !
Quelques emplettes plus tard, nous rentrons au camping et faisons la connaissance avec Christian, un autre français qui vadrouille à vélo et qui nous suit depuis le début de notre tour.

25 juin 2014 : Vienne : pause
Ce matin, un peu de mécanique pour inverser à nouveau les pneus de Malo qui s’usent à la vitesse grand V…
Un peu de travail scolaire pour les gars puis nous partons visiter un peu Vienne lorsqu’un déluge se met à tomber… Et vous sous souvenez se qui se passe avec la tente ? Alors, un peu inquiets, nous rebroussons chemin vers le camping… Et effectivement, la tente est à nouveau trempée !!!

 
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Publié le 19 juin 2014, par dans Hongrie, Serbie.

14 juin 2014 : Belgrade : pause
Je ne sens pas très bien aujourd’hui et reste une grande partie de a journée au lit. Ce sera repos pour tout le monde. Nous écrivons tout de même 70 cartes postales dans la journée.
En fin de journée Hélène ira manger un bout avec les gars et nous préparons nos affaires pour décoller de bonne heure demain matin.

15 juin 2014 : Belgrade – Budapest : 6km à vélo, le reste en train
4h30, le réveil sonne, nous sommes prêts à partir et retrouvons nos montures sur le parking de l’hôtel.
À 5h30, un dimanche matin, les rues de Belgrade sont quasiment désertes, nous serons quand même escortés par une pelleteuse, nous sommes à la gare en 1/4 d’heure et sans encombre.
Reste la question de savoir si l’on peut rentrer facilement les vélos dans le train. Nous trouvons le wagon n°370 du Belgrade – Kölhn qui est destiné au transport de vélos. À première vue, il y a de a place. Nous demandons à un employé s’il est possible de rentrer par l’accès handicapé, la réponse est positive et c’est vraiment génial pour nous de pouvoir charger les 4 trikes et la remorque sans rien démonter et en laissant les sacoches accrochées.
Pour ne rien gâcher, les places assises sont situées juste à côté, il y a même 4 prises électriques fonctionnelles pour 6 sièges.
Pendant ce temps, en France, la SNCF est à nouveau en grève… No comment.
Le train nous fait éviter la Croatie, mais les contrôles de passeport ont quand même lieu à bord.
8h de train plus tard, nous arrivons à Budapest, il nous faut sortir de la gare en évitant si possible les escaliers. Toutes les personnes à qui je demande s’il existe une rampe (y compris employés et policiers) me répondent que l’on doit prendre les escaliers… Soit, nous allions juste commencer la descente du premier trike, qu’un employé du train nous stoppe et nous indique une rampe… Sauvés !
Premier contact avec Budapest, ça y est, nous avons quitté les pays de l’Est, les enseignes internationales sont présentent à tous les coins de rue. Je pense que les prix vont également augmenter doucement aussi…
Nous prenons la route jusqu’au Bikercamp, indiqué par la famille « Europe en roue libre » qui nous précède de quelques jours. Un petit camping presque au centre de la ville, dans le jardin d’une maison et réservé au 2 roues avec ou sans moteur. Ils ont pensé aux petits plus : électricité, cuisine à dispo.
Un peu plus tard dans la soirée Denis et Lionel, son fils, viennent planter leur tente à côté de nous. Ils sont de la région de St-Malo.
Nous discutons un peu avant de nous coucher.

16 juin 2014 : Budapest : pause
Aujourd’hui nous visitons, ou survolons devrais-je dire, la capitale de la Hongrie. La ville est séparée par le Danube. D’un côté Buda et de l’autre Pest, nous vadrouillons dans Pest pour commencer, trouvons des cartes de l’Eurovelo6 et passons à Buda. Cette ville regorge de bâtiments et de choses à voir, nous faisons un tour au bastion des pêcheurs, l’église St-Matias, le château, le labyrinthe souterrain, le parlement… Bref, il faudra 2 semaines pour tout visiter et un bon portefeuille bien plein, car malheureusement toutes les entrées sont chères.
La ville est vraiment agréable pour s’y promener.
Nous terminons la journée aux thèmes Gellert, dans un bâtiment immense qui a environ 100 ans, dans un superbe décorum, nos muscles se ramollissent dans les bains à 40° puis nous profitons du bassin à vagues.
Retour au camping et remballage des affaires pour le lendemain.

17 juin 2014 : Budapest – Domos : 61km
Nous partons pas très tôt du Bikercamp, 9h pour nous diriger vers la sortie de Budapest.
Le premier pont que nous voulons emprunter n’a pas de trottoir, nous  continuons jusqu’au suivant et récupérons l’Eurovelo 6 qui longe le Danube, le chemin est plus ou moins partagé avec les piétons, les autres cyclistes nous doublent. A certains moments les indications ne sont pas toujours claires, mais nous arrivons a avancer. Certains passages sont très chouettes, une petite ambiance de guinguette au bord de l’eau, avec les moustiques. Tantôt du macadam correct, tantôt défoncé ou de la piste. Nous croisons de plus en plus de cyclotouristes. À certains endroits, sur les berges du Danube, des panneaux indiquent que le camping est autorisé, nous décidons néanmoins de pousser encore un peu aujourd’hui jusqu’au camping de Domos.
Arrivés, nous piquons en tête dans la piscine et ne tardons pas trop à nous coucher.

18 juin 2014 : Domos – Esztergom : 19km
Petite journée en prévision, car nous avons rendez-vous avec les Cyclopathes, une autre famille française, pour passer la soirée ensemble à Esztergom, par très loin de Domos.
Nous prenons notre temps ce matin, roulons un peu et nous posons juste au bord du Danube pour nous baigner et pique-niquer.
C’est un coin très chouette, seul le pollen des peupliers sature l’air, nous avons l’impression d’être sous de la neige tellement il en tombe.
Nous reprenons la route vers le camping que nous atteignons rapidement, il y a déjà un couple de Français à vélo, ils ont rencontré les cyclopathes ce matin. Nous allons faire un petit rassemblement de Français en vadrouille.
Le temps de monter la tente et de papoter un peu, la petite famille (Maud, Gaël, Neela et Celyan) arrive, ils montent leur tente puis nous partons ensemble faire un petit tour de la ville, découvrir la plus grande basilique de Serbie. Retour au camping d’où je repars avec Gaël à vélo pour faire les courses, car c’est l’anniversaire de Maud aujourd’hui. Nous passons une superbe soirée tous ensemble et dégustons le repas d’anniversaire concocté par Maud et Gaël, les saucisses reconstituées grillées sur rayons de roues… Et tartine d’anniversaire au nutella, c’était impeccable !
Dodo à 1h30 du mat’, ça va piquer tout à l’heure

19 juin 2014 : Esztergom – Sutto : 30km
Effectivement, ça pique au réveil !
Nous remballons les affaires et prenons le petit déjeuner avec les cyclopathes puis nous nous quittons, chacun partant d’un côté.
Il est 10h lorsque l’on part, pas très tôt… Malo n’est pas en tandem aujourd’hui et forcément la route n’est pas terrible, nous roulons comme nous pouvons sur le trottoir, mais nous n’arriverons pas  jusqu’à Komarom ce soir, la journée étant bien avancée, nous préférons nous arrêter dans le dernier camping à 20 km pour bien nous reposer, faire du travail scolaire et partir frais demain.

 
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Publié le 13 juin 2014, par dans Roumanie, Serbie.

30 mai 2014 : Islaz : pause

Voilà une semaine que nous roulons sans pause, il est donc temps d’en faire une surtout que la météo annoncée pour aujourd’hui est déplorable ! Il pleut, il vente et il y a des orages… surtout en fin de journée.

Nous ne faisons pas grand-chose de la journée, repos, rédaction, petite (très petite) ballade à pieds dans le village, car le niveau très haut du Danube nous empêche de le longer.

Nous rencontrerons un premier cycliste allemand qui vient dormir à l’hôtel, il a 64 ans et vadrouille un peu partout au moins une fois par an. Puis un couple d’Allemands qui font leur troisième partie de la Donau Radweg jusqu’à Constanta.

 

31 mai 2014 : Islaz – Gura Padinii : 42 km

Temps pourri au programme, mais nous devons y aller, le prix de l’hôtel est exorbitant pour notre budget et il nous reste un paquet de kilomètres avant d’être en France !

C’est tout emmitouflé dans nos habits de pluie et ponchos que nous partons affronter le vent de face. Il souffle à 30 km/h ce coco, de quoi bien ralentir notre progression, c’est le moral qui en prend un petit coup, car nous avons choisi la plaine de Roumanie pour limiter le dénivelé positif… Au final, nous n’avançons pas beaucoup plus vite et ça risque d’être comme ça un petit bout de temps, car il semblerait que le vent vienne souvent d’Ouest…

J’ai un peu poussé le tandem ce matin, nous gagnions seulement 2 ou 3 petits km/h.

À mi-journée, j’échange mon vélo avec celui d’Hélène, car elle s’épuise face au vent. Quelques douleurs apparaissent, car je ne peux sortir la baume de son vélo et il n’y pas le génial système de réglage du siège comme sur le T-Tris d’AZUB.

Nous affrontons encore le vent sur quelques kilomètres puis commençons à chercher un coin de bivouac…Pas facile ici, hormis de champs, des champs et des villages il n’y a pas beaucoup de coins tranquilles, les abords du Danube étant inaccessibles, car complètement inondés, je décide d’aller tenter notre chance dans une grande exploitation agricole à la sortie du village.

L’homme à qui je demande me dit d’atteindre 5 minutes que le chef revienne. Lorsqu’il arrive (il s’appelle Ionel), il me montre un coin sous un hangar et fait déplacer une remorque pour que l’on puisse abriter la tente derrière une immense moissonneuse-batteuse. Lorsque nous approchons les vélos, il nous propose une autre solution : dormir dans une roulotte. Une petite mémé nous apporte de l’eau potable. Chouette, une nouvelle expérience !

La roulotte en fer n’est pas toute jeune, il y a un matelas dans un état pas terrible, mais avec une couverture de survie et les matelas autogonflants, ça fera l’affaire, surtout avec le vent qu’il y a dehors.

Merci Ionel !

 

1 juin 2014 : Gura Padinii – Zavale : 42 km

Le vent a poussé fort toute la nuit, mais nous étions bien abrités dans notre roulotte en fer !

Le petit-déjeuner enfilé, nous préparons les vélos quand mémé bisous arrive ! La petite mémé qui nous a apporté l’eau hier soir, elle nous parle en roumain, nous ne comprenons pas un mot et malgré nos « Nou inteleg (je ne comprends pas) », elle continue à parler, puis de plus en plus fort comme si nous allions mieux comprendre… Elle n’arrête pas de faire de gros bisous baveux à Léo, Malo et Hélène, j’échappe à ça !

Nous en quillons la route, toujours vent de face comme hier avec un léger dénivelé positif, nous avons l’impression de nous trainer. Heureusement, le paysage varie un peu et quelques arbres viennent clairsemer les immensités des champs et divertissent un peu notre regard.

La journée est pénible à cause des nombreuses charrettes, les chevaux se montrent très peureux de nos vélos (pour ceux qui veulent voyager en Roumanie, éviter les trikes !!!) et plusieurs s’affolent en nous croisant alors que nous nous arrêtons systématiquement et attachons les manches à air.

Certains emportent charrettes et passagers dans le décor, je croise les doigts à chaque fois pour que personne ne benne…

La pause de midi nous conduit dans un petit chemin où de l’étrange mauvaise herbe pousse, des plants de chanvre montrent leurs feuilles particulières au milieu des orties, graminées et autres plantes… Juste avant que nous repartions, un gars s’arrête, discute un peu et nous offre des pommes de terre tout juste récoltées.

Le vent sera de la partie toute la journée, y compris au petit camping à Zavale où les prix varient en fonction des personnes qui les annoncent : 10€, 50 Lei puis finalement ce sera 25 Lei soit environ 6€ pour 4 dans notre tente.

La fin de soirée sera très bruyante avec le terrain de foot à 10 mètres de la tente, le passage de tondeuse et débroussailleuse jusqu’à 20h30… C’est tôt me direz-vous ? Mais lorsque l’on se réveille à 5h30, on ne souhaite que du calme assez tôt le soir.

Message perso : Paps et Frangin, ça vous rappelle notre tour du lac de Constances, lorsque nous étions les derniers pelés à manger à 21h30 alors que tous les autres cycles dormaient déjà depuis 2h ?  ;)

Pour les cyclos, le camping n’est pas cher, mais ne vaut pas plus…

 

2 juin 2014 : Zavale – Covei : 46 km

Le réveil pique ce matin, nous resterions bien un peu sous le duvet… Mais nous avons de la route à faire. Affaires pliées et rangées, nous partons un peu après à 8h du camping. La matinée s’annonce un peu plus tranquille que la veille, les villages sont calmes, il y a beaucoup moins de charrettes. Mais au fil des minutes qui s’égrainent, les gens apparaissent et les charrettes également avec son lot de chevaux effrayés lorsqu’ils nous voient.

Un camion de glaces nous double puis s’arrête 50 mètres devant nous, Hélène se lèche déjà les babines à l’idée de la glace qu’elle se voit offrir. Effectivement, le conducteur sort du camion avec quelque chose en main, il vient vers nous…puis bifurque dans le talus avec un rouleau de papier toilette en main… Déconfiture pour Hélène, grosse rigolade pour les gars !

À la pause de midi, un cyclo américain discute un peu avec nous, il va à Calais puis fait le chemin inverse. Nous le recroisons quelque temps plus tard, il discutent avec 2 cyclos Allemands puis 2 autres arrivent, nous nous serions crus à un meeting !

L’après-midi est moins sympa, le ciel se couvre, les charrettes sont de plus en plus présentes, les enfants dans les rues des villages nous saluent, puis nous courent après en nous demandant de l’argent. Leur attitude n’a rien de sympa, au contraire nous ressentons de l’agressivité… Les tapes dans les mains se transforment en claques. Nous mettons les watts pour avancer plus vite et sortir de cette violence gratuite et voyant qu’ils ne peuvent rivaliser en vitesse en nous courant après, certains d’entres eux ramassent des pierres pour nous caillasser, sans succès. Les adultes à côté d’eux ne bronchent pas et laissent faire.

Rien dans ça, nous incite à nouer plus le contact avec eux et cela nous chagrine énormément…

Nous n’avions pas ce sentiment en Bulgarie.

Une appréhension nous envahit à chaque nouvelle traversée de village, c’est idiot, il ne doit s’agir que d’une infime partie qui a ce comportement et un sentiment de honte et de rejet s’immisce en nous.

Est-ce parce que nous passons pour des vaches à lait et que nous ne donnons pas les sous (que nous n’avons pas) aux enfants, sans doute Roms, qu’ils réagissent comme cela ?

Dommage, car en une semaine nous n’avons pas encore éprouvé le même sentiment de bien-être qu’en Bulgarie…

Bref, nous continuons la route pour trouver un coin isolé dans un champ et nous mettre à l’abri de la pluie qui commence à tomber.

3 juin 2014 : Covei – Cetate (port) : 45 km

Nous quittons le champ avec une brume qui enveloppe le champ où l’on a dormi.

Le début de la route est plutôt tranquille, pas trop de charrettes, le soleil commence à arriver et la chaleur qui va avec aussi.

Nous avons quitté le tracé de l’Eurovelo 6 pour gagner quelques kilomètres et pour ce faire, nous empruntons un chemin… Damned ! C’est plutôt sportif, car ce que nous gagnons en ombre, nous le perdons en roulabilité… Sable et méga ornières de boue de 20 cm de profondeur, mais vous connaissez la Fameuhly, il en faut plus pour nous arrêter ! Je donne les parapluies achetés à Rome aux gars pour qu’ils les utilisent comme des ombrelles.

Au prix de nombreux arrêts et efforts, nous voyons enfin poindre le bout du chemin, mais… Oui, il y a toujours un « mais »… Un cheval mis au piquet se détache en nous voyant arriver et file sans que l’on ait le temps de dire ouf. Il y a un peu d’agitation dans la « rue », le propriétaire du cheval en question arrive et essaye de le rattraper. Sur ces entre-faits nous rattrapons la route après qu’un enfant saute sur le remorque et descendons au port culturel de Cetate, un ancien port reconverti en résidence d’artistes au bord du Danube, l’ambiance y est très chouette, l’accueil également, nous pouvons planter la tente gratuitement, ce que nous faisons avant de manger sur l’ancien embarcadère. Un peu plus tard, l’administrateur du site nous informe que nous pouvons profiter des toilettes et de la douche pour 10€ par personne ! Le prix d’une chambre… bien, nous utiliserons l’extérieur pour nos besoins naturels comme à l’accoutumée puis nous puerons encore un jour de plus…

Nous sommes bien fatigués.

4 juin 2014 : Cetate (port) – Rogova : 53 km

Nous quittons les bords du Danube sous la pluie et commençons la journée par une bonne grimpette. Quelques kilomètres plus tard, nous nous arrêtons pour nous concerter. 2 choix s’offrent à nous pour rejoindre Drobeta Turnu Severin : L’Eurovelo 6 que nous avons récupéré à Cetate, qui suit plus ou moins une boucle du Danube sur 100 km et sans doute une multitude de charrettes ou la route toute droite empruntée par les camions sur 70 km… Pour vous dire à quel point les charrettes nous angoissent, nous leur préférons les camions… La circulation n’est pas très dense et il y a une petite bande d’arrêt d’urgence. Nous jouons quelques fois des sifflets pour faire reculer les chiens errants qui partent rapidement la queue entre les jambes.

Une chose nous a bien marqué avant la pause de midi, une BMW arrive en face de nous, s’arrête sur le bas-côté, 2 hommes en sortent et vont au coffre de la voiture pour en sortir une grosse poubelle à roulette. Nous nous demandons ce qu’ils vont faire…et bien tout simplement, vider leurs ordures dans un champ !!! Cela nous éclaire un peu plus sur les détritus présents de-ci de-là. Il y a encore énormément de travail à faire pour changer les mentalités, le pire étant l’Italie et le plus propre la Bulgarie.

La route sera assez monotone, Petyr, un Finlandais, nous double, nous causons un peu puis plus tard ce sera Nicole et Renaud, des Alsaciens de Toulon. Les premiers Français que nous croisons depuis que nous avons quitté Marc et Lilie en Grèce.

Nous causons aussi quelques minutes avec eux puis repartons chacun de notre côté, eux vers la Moldavie et nous vers la Serbie.

Nous sortons du village et trouvons un petit coin de bivouac en lisière des bois. Une bergère tzigane viendra nous demander des cigarettes puis nous proposer du lait de ces chèvres.

Nous allons coucher nos yeux puis le reste aussi.

 

5 juin 2014 : Rogova – Drobeta Turnu Severin (Monastère Vodita) : 45 km

La route commence avec une grimpette tout de suite récompensée par une bonne descente en direction de Drobeta Turnu Severin à la fin de laquelle nous rencontrons 2 couples de retraités français qui vont à Constanta en vélo. Ils sont bien intéressés par les trikes !

Nous traversons Drobeta en ne faisant qu’un arrêt course et repas rapide, car nous voulons atteindre un monastère situé un peu plus loin sur les conseils de Nicole et Renaud.

Nous avons opté pour faire notre jour de pause en bivouac côté roumain.

Nous allons donc en direction de cet endroit, mais nous ne savions pas à quel point la route est difficile à l’entrée des portes de fer, la circulation est terrible et la place laissée aux cyclistes toute petite !!!

Nous nous accrochons et finissons par arriver au monastère Voditia, le plus ancien de Roumanie (1300) reconstruit en 1990 selon les plans d’origine. Juxtant celui-ci, une église en bois fort belle que nous visitons pour éloigner les curieux qui nous empêche de rejoindre le coin de bivouac.

Un vrai petit paradis, bienvenu pour finir en beauté avec la Roumanie ! Un petit ruisseau qui nous apporte l’eau pour notre consommation, notre toilette et un peu de lessive.

Un chien tout tranquille a décidé de nous tenir compagnie.

6 juin 2014 : Drobeta Turnu Severin (Monastère Vodita) : pause

Une petite journée de pause au soleil…

 

7 juin 2014 : Drobeta Turnu Severin (monastère Vodita) – station météo le long du Danube en Serbie : 36 km

La nuit a été un peu bruyante, nos 2 compagnons de bivouac, les chiens, ont aboyé plusieurs fois.

Nous remballons et faisons le chemin pour sortir du bivouac, nous devons porter 2 fois les vélos pour traverser le ruisseau.

Nous sommes étonnés par l’état de crasse par terre, pendant notre pause, il y a eu plusieurs pique-niques, mais les gens sont très mal éduqués.

Nous reprenons également la route qui nous reconduit vers le pont sur le Danube, avec son cortège de camions puis nous arrivons au poste frontière. Nous passons sur le barrage hydroélectrique, ouvrage commun à la Roumanie et à la Serbe, une grue sort de l’eau tous les troncs, branches et déchets charriés par le Danube.

Après avoir présenté nos papiers pour sortir de Roumanie et nous les représentons à l’arrivée en Serbie.

Nouveau pays, nouvelle langue et nouvelle monnaie, le dinar serbe qui équivaut à 0,01€. Autant vous dire que l’on a l’impression de jouer au Monopoly avec les billets de 1000 dinars !

Première impression : les vélos  sont un peu plus pris en compte qu’en Roumanie, nous voyons enfin 1 panneau qui signale l’eurovelo 6.

Le trafic est faible et les quelques voitures que nous croisons sont prudentes lorsqu’elles nous doublent.

Nous avançons avec la chaleur suffocante du soleil en profitant de quelques plages d’ombre que nous procure la végétation de bord de route.

La vue est magnifique sur le Danube dans son écrin de roche et de verdure, fréquemment le long de la route sont disposés des tables et bancs!

Des barges immenses passent sur le Danube en descendant le courant.

La route côté serbe est moins plate que côté roumain et c’est bien fatigués que nous arrivons en haut d’une montée.

La recherche d’un coin d’ombre pour manger nous conduit dans un petit chemin, mais c’est un peu plus loin que nous nous posons dans un pré pour la sieste à l’ombre.

Nous continuons la route sous la chaleur, l’eau commence à manquer, nous arrivons au bout de nos 8 litres de réserve…

Les tunnels qu’empruntent la route sont des sources de fraicheur, mais sachez qu’ils ne sont pas éclairés du tout, pas de soucis pour les petites longueurs, mais ceux de 300m… La vue met quelque temps à s’habituer.

Dans une descente, nous nous arrêtons pour observer la tête immense sculptée dans la roche côté roumain.

À la recherche d’eau, nous nous arrêtons à côté d’une ancienne station météo le long du Danube, un escalier permet de descendre pour filtrer de l’eau dans le fleuve et une fois le plein fait, nous décidons de dormir sur la plateforme qui jouxte la station et surplombe le Danube.

Une terrasse privilégiée pour notre première nuit en Serbie avec des lumières magnifiques sur les montagnes et l’eau.

 

8 juin 2014 : station météo le long du Danube en Serbie – Lepensky-Vir : 46 km

Durant la nuit, de grands éclairs nous réveillent, ça sent l’orage, mais il n’y a aucun bruit de tonnerre… Je me relève pour regarder un peu mieux, il s’agit en fait de lucioles qui émettent des flashs lumineux sur puissants à illuminer toute la tente. Lorsque l’une d’elles se pose sur la toile, nous avons l’impression qu’il y a un pointeur laser.

Nous prenons la route qui sillonne dans gorges du Danube, décor somptueux !

Nous passons dans le village Donji Milanovac pour faire quelques courses, trouver un distributeur et finalement pique-niquer à l’ombre des arbres.

La chaleur est toujours terrible, nous avons du mal à avancer malgré la glace prise avant de repartir…

Nous avançons tout de même d’une 20 de kilomètres jusqu’au site archéologique de Lepensky-Vir, un village datant du néolithique où 136 tombes ont été découvertes ainsi que des restes de huttes et sculptures.

Nous demandons à poser la tente à proximité, c’est accepté volontiers. Entre temps, un français en vacances nous offre une bouteille de soda et un Serbe offre des glaces aux gars. Merci !

Je vais voir le musée avec les gars pendant qu’Hélène fait les lits.

Un bâtiment gigantesque à été bâti au-dessus des restes du village, les voix y résonnent comme dans une piscine.

Quelques sculptures, outils et bijoux sont exposés, la scénographie des restes du village est un peu bizarre, on se croirait à Disney land.

Nous décidons de manger au restaurant qui est à côté, la nourriture est simple, mais très bonne !

9 juin 2014 : Lepensky-Vir – Veliko Gradiste : 68 km

Nous partons tôt pour profiter de la relative fraîcheur du matin et des ombres que procurent les arbres.

Nous avançons bien, la route est agréable, nous finissons de franchir les 21 tunnels des portes de fer. Les plus longs sont très sombres, mais procurent une agréable fraîcheur !

Chemin faisant, nous croisons la route de Philippe, un breton de Rennes en route pour Istanbul. Nous causons un petit moment, content de cette rencontre et nous promettant de nous revoir dans l’ouest de la France, nous reprenons chacun notre route.

Quelques minutes après, nous arrivons à la forteresse de Golubac. Véritable décor de cinéma, la plus ancienne forteresse en bon état qui est juchée en haut de la falaise et descend jusqu’au Danube. La route passe en dessous et à travers les murailles. C’est impressionnant et c’est ici que nous pique-niquons.

La pause pourrait durer toute l’après-midi tellement il fait chaud, mais il nous reste un bout de route à faire pour atteindre le camping convoité.

Nous croisons un autre couple de Français à la retraite avant de trouver enfin le camping. Enfin nous allons pouvoir monter la tente et prendre une douche !!! Mais c’était sans compter le club de bikers attablé au bar à côté de la réception du camping.

À peine nous voient-ils qu’ils nous invitent à boire un verre. Fatigués comme nous sommes, nous essayons de leur expliquer que nous souhaitons d’abord nous installer, pas faciles, car ils viennent nous chercher dans le camping alors que nous n’avons même pas encore rentrer les vélos. Nous allons au bar et c’est là, entourés de gars tatoués en gilets en cuir que nous buvons un coup et mangeons un morceau en leur compagnie. L’ambiance est joyeuse, j’apprends leur coutume du club qui veut que l’on boive minimum 5 bières en trinquant !

Dur, dur, surtout en si peu de temps. Mais ils sont vraiment très très sympas. Le président du club nous offre un t-shirt ainsi qu’un écusson.

Malo et Léo montent sur une moto dont le propriétaire nous fait écouter la sonorité. Puis après une photo ensemble, nous gagnons le camping, heureux d’être en trike car les 5 bières ont quelque peu perturbé mon équilibre.

La tente montée, nous allons nous coucher. La nuit est perturbée par quelques renvois dus sans doute à la chaleur (Léo) et la bière (Manu).

Les corbeaux qui croassent toute la nuit ne nous aident pas à trouver le repos du guerrier.

 

10 juin 2014 : Veliko Gradiste – Bela Crkva : 28 km

Réveil bien tardif ce matin après la journée éprouvante de la vielle, nous ne partons qu’à 9h du camping avec un soleil de plomb.

Nous nous dirigeons vers Ram pour y prendre un bac qui nous permet de changer de rive du Danube. Arrivés à l’embarcadère, nous devons attendre 1 heure le départ. Nous mettons à profit cette pause pour boire un rafraîchissement et manger une glace.

Ça s’active autour de nous, la barge va démarrer, nous montons à son bord et nous acquittons des 1200 dinars pour 4 (environ 12€).

Un semi-remorque monte aussi à bord, tout penche, craque, tremble. Nous voilà à moitié rassurés.

Le remorqueur amarré à la barge se met en marche et après une manœuvre nous mène sur l’autre rive.

En débarquant, nous faisons la connaissance de Michel, un autre retraité français qui va à la mer noire. Il voyage avec d’autres amis qui sont un peu plus loin derrière. Lui traverse le Danube dans l’autre sens.

Nous nous mettons à l’ombre pour manger et faire notre habituel temps de repos.

Après quoi, nous décidons de rejoindre un camping qui n’est pas trop loin, car il fait trop chaud.

Au camping, nous profitons de l’étang pour nous rafraîchir et les pêchent avec le matériel trouvé en cours de route.

La nuit sera calme.

 

11 juin 2014 : Bela Crkva – Gaj: 60 km

Nous partons du camping vers 7h, le soleil est déjà chaud et prenons la direction de Belgrade.

Le trafic s’intensifie, les conducteurs sont beaucoup moins sympas que dans les Portes de fer.

Le paysage devient plus banal également, les gorges ayant laissé la place aux champs heureusement égayés par des passages en foret qui nous protège un peu du soleil.

Nous croisons kiki et les 2 autres mimais, qui sont partis avec Michel rencontré hier, nous discutons un brin en bord de route avant de continuer vers un coin de pause.

La route est toujours jonchée de cadavres d’animaux en décomposition, l’odeur provoquée par la chaleur nous donne des hauts le coeur.

Le soleil est de plus en plus fort, il fait de nouveau pas loin de 42°…

Un petit coin d’herbe à côté d’un étang et d’un petit canal fera l’affaire pour la pause malgré le manque d’ombre compensé par l’installation du tarp entre le vélos. Un vent se lève et nous apporte l’air nécessaire pour ne pas griller sur place. Les gars profitent de la pause pour pêcher un peu puis nous nous trempons dans le canal avant de continuer la route.

Nous passons un camping et optons pour un bivouac un peu plus loin, car le camping nous éloigne de 8 km de la route pour Belgrade. Nous nous arrêtons à un mini-market pour faire 2/3 courses et Hélène fait un petit malaise du à la chaleur. Les employés du magasin se précipitent avec de l’eau.

Une fois reposées, nous partons au bord d’une rivière pour planter la tente et ne tardons à nous coucher, de toute façon les moustiques attaquent très fort.

 

12 juin 2014 : Gaj -  Belgrade : 40 km

Au réveil, les 2 absides sont bourrées de moustiques, j’allume une spirale antimoustique (trop content de les avoir avec nous) pour les faire un peu dégager.

Nous attaquons la roue vers Belgrade avec un trafic qui s’intensifie et arrivons à Pancevo où les usines crachent leurs fumées marron qui saturent l’atmosphère. Seul réconfort, la piste cyclable qui nous permet de rouler séparé des voitures même si son état est lamentable.

Nous suivons les panneaux EV6 dans Pancevo pour nous retrouver sur un quai qui longe une rivière, l’eau est bien montée ici, un bateau n’est pas encore remis à l’eau, à cheval sur un muret…

La partie de route entre Pancevo et Belgrade n’est pas terrible, nous loupons le coche pour monter sur une digue et éviter 3 km de circulation intense puis finalement, nous retrouvons l’EV6 sur la digue. Nous avançons péniblement sur le foin sec coupé, mais non ramassé, le paysage est sympa et n’est pas sans rappeler la mangrove avec ses arbres qui dépasse de l’eau.

Il fait toujours très chaud, nous achetons quelques victuailles avant de nous lancer sur le pont qui traverse le Danube et rejoint Belgrade. Voiture, camion, bus… Sans arrêt ! Nous mettons les bouchées doubles pour avancer sans trainer et arrivons enfin dans la capitale de la Serbie.

Il nous faut maintenant trouver un hébergement qui a un parking pour les vélos… Pas facile, les recherches et demandes sur internet ont été infructueuses, surtout avec nos 4 trikes et la remorque…

Je regarde les adresses proposées par le GPS et nous nous dirigeons vers l’hôtel « le petit piaf » dans le quartier piéton et sympa de Belgrade. Je vais me renseigner en m’attendant à un tarif exorbitant… Mais non, ça reste correct pour l’hôtel, de plus il y a de la place pour les vélos et nous n’avons pas trop le courage de passer l’après-midi à chercher un autre hôtel. Nous avons de la chance, car il ne reste qu’une chambre.

Une fois toutes les affaires dans la chambre, nous prenons une bonne douche et allons à la gare pour nous renseigner sur la possibilité de prendre un train pour Budapest.

En marchant dans la ville, nous découvrons une capitale animée, pas si grise que l’on nous l’a conté. Il y a énormément de magasins de produits de beauté, ils ont l’air d’apporter beaucoup d’importance à leur aspect physique.

Certains bâtiments portent les stigmates de la guerre pas si lointaine… Leur état laisse entrevoir la violence des combats qu’il y a eu ici ! C’est bouleversant…

Nous découvrons la gare qui est somme toute petite pour une capitale et prenons nos billets de train pour dimanche…

Un petit rafraichissement et nous rentrons à l’hôtel bien fatigués.

 

13 juin 2014 : Belgrade : pause

Une journée visite de l’immense forteresse, du zoo bien triste pour les animaux, très peu de place et que du béton…

Retour à l’hôtel et sieste.

 
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Publié le 6 juin 2014, par dans Actualités.

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Nous avons atteint les portes de fer après 2 semaines en Roumanie qui ont été éprouvantes à cause de tous les chevaux effrayés par les vélos.
Même en s’arrêtant, en se levant et en tenant les manches à air, le résultat était toujours le même…
Nous passons demain en Serbie et je mettrais en ligne l’article complet quand nous aurons une bonne connexion.

 
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Publié le 31 mai 2014, par dans Bulgarie, Le coin des enfants.

Bulgarie par Léo

Le 26 avril nous passons la frontière bulgare, finie la Grèce. Quelques jours plus tard, le1 mai, c’est l’anniversaire à papa ce jour là, nous faisons 68 km, des jeunes en scooter essayent de nous cracher dessus et quelques minutes plus tard nous sommes accueillis par deux anglais ( Kevin et Lisa ).
Le lendemain, nous atteignions la Mer noire plutôt transparente que noire. Ensuite nous faisons 4 jours de pause à Sozopole, un vieux village de pêcheurs.
Quelques jours plus tard, nous arrivons chez des helpx  (Ellie et Dancho ) où j’ai coupé du bois, égrené le maïs, désherbé les plantes et joué avec les animaux et au trampoline. Une superbe expérience !!! Après nous dormons dans un refuge près d’une grotte creusée par une rivière souterraine.Ensuite à Russe nous dormons dans une guest house, le lendemain nous traversons le pont qui traverse le Danube et sépare la Roumanie et la Bulgarie.

La Bulgarie par Malo

Nous sommes arrivés en Bulgarie le 26/04/2014.
Nous arrivons à la Mer Noire le 02/05/2014. Nous sommes le plus à l’est de la route du voyage. La Mer Noire n’est pas noire. Ici à la mer, nous étions à 5500km.
Nous avons découvert qu’il y avait plein de chauffards en Bulgarie.
On arrivent chez deux helpx*, Elly et Dancho à Voditsa.
J’ai égrainé le maïs, cassé les noix, coupé du bois, désherbé, cherché les oeufs, semé des haricots, planté des tomates, sauté sur  le trampoline, joué au baby-foot, caressé les chats.
Nous n’avons rencontré que 2 voyageurs. Nous avons visité une grotte faite par une rivière souterraine il y a 2 millions d’années. Autrefois il y avait des ours de 3 m de haut, il y a encore des chauve-souris. Sur le chemin il y avait des cerisiers, on a cueillit des cerises.
Nous arrivons le 25/05/2014 au Danube à Roussé.

*helpx :  ce sont des fermes ou des maisons, où on invite des gens.
Nous travaillons en échange de l’hébergement et de la nourriture.