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Publié le 17 août 2014, par dans France.

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Merci à tous ceux qui sont venus malgré les difficultés d’accès au Mont, merci à tous ceux qui nous ont envoyé un p’tit message pour notre retour.
Ça fait vraiment plaisir de se sentir entouré !
C’était une chouette journée.
Les vélos sont au repos pour quelques temps avant qu’ils retrouvent leur jeunesse.
Nous ne tournons pas brutalement la page car il nous reste plein de choses à raconter, un livre à faire et un film à monter !

Merci aussi tout plein à nos super voisins qui nous ont nettoyé les voitures, qui nous ont suivi tout au long de l’année et qui nous ont fait la surprise de décorer la maison pour notre arrivée !

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Publié le 11 août 2014, par dans France.

Bonjour tout le monde,


souvenez-vous, c’était il y a un peu plus d’un an, le 3 août 2013, nous partions du Mont-Saint-Michel pour notre périple à vélo.

Le voyage touche à sa fin, nous allons rentrer dans notre Baie du Mont-Saint-Michel.

Nous vous convions à l’arrivée, à proximité du barrage le samedi 16 août 2014 en fin de matinée. Nous pourrons profiter de ce moment sur les bords du Couesnon autour d’un petit pique-nique (chacun apporte son panier).

Vous n’avez pas besoin de nous dire si vous serez là, il n’y a pas de réservation.

Alors à bientôt

 
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Publié le 9 août 2014, par dans France, VPH.

Nous profitons d’être dans le coin de Besançon pour aller jeter un coup d’œil aux épreuves du championnat du monde des véhicules à propulsion humaine. L’occasion pour nous de revoir des têtes connues comme Philippe de Vélofasto ou Joël de CyclesJV – Fenioux dont nous avons pu contempler le superbe vélomobile « LeMans » ou d’autres connaissances qui se déplacent aussi à vélos couchés.

Nous avons pu observer une multitude de machines allant de l’autoconstruction en bambou ou vélomobiles 2 roues tout carbon. Toutes les tranches d’âges sont également représentées. Il n’y a pas encore la parité homme / femme dans les participations mais la gente féminine est très bien représentée !

Un évènement qui prouve que le vélo couché est un très bon moyen de transport alternatif à la voiture. Je pense d’ailleurs de plus en plus au vélomobile avec une assistance électrique pour laisser une véhicule à moteur au placard.

Je vous laisse découvrir quelques photos du départ de la course de côte d’hier et du sprint (200 m lancé) d’aujourd’hui.

 
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Publié le 6 août 2014, par dans Allemagne, France, Suisse.

Voilà une semaine que nous sommes arrivés à Valentigney lorsque j’écris cet article… J’ai trainé un peu, sans doute inconsciemment, car il annonce la fin du voyage… Dur, dur !

23 juillet 2014 : Tuttlingen – Barzheim : 39km
Aujourd’hui, nous quittons le Danube après l’avoir longé quasiment 3 mois depuis notre arrivée en Roumanie.
Nous décollons de la zeltplatz avant la bande de copains après leur avoir dit au revoir, car une bonne montée nous attend et nous prenons 2 directions différentes.
Mais arrivés au milieu de la grimpette, un message de JB et Bérangère nous indique que Léo a oublié sa serviette…
Nous décidons de nous arrêter un peu plus haut pour les attendre et manger avec eux.
La route nous offre une bonne descente après le repas et nous nous quittons pour de bon !
Nous trouvons un coin de bivouac non loin de la frontière suisse pour passer la nuit.

24 juillet 2014 : Barzheim – Hohentengen : 45km
Le soleil est là à notre réveil et nous accompagne lors de notre passage en Suisse. Le relief dans le secteur met à l’épreuve, nos mollets sur quelques kilomètres puis nous dévalons la route jusqu’à Schaffausen et longeons le Rhin sur la voie cyclable en terre qui comporte quelques passages à 20% jusqu’à Neuhausen am Rheinfall. Les chutes du Rhin… que nous ne verrons pas, car il faut à nouveau payer pour approcher !
Il fait chaud, nous apprécions les zones d’ombres qui nous apportent un peu de fraicheur.
Nous poussons jusqu’à Hohentengen pour trouver le camping et nous croisons un alsacien sur la route. Il voyage aussi en Trike AZUB, il a subi un AVC, mais cela ne l’empêche pas de faire de sacrées étapes : 120 km/jour.
Le camping se trouve en bordure du Rhin, nous l’atteignons après une bonne descente.
Comme très souvent, l’espace réservé aux tentes à tout au bout, une famille qui voyage en canoë est déjà présente, un couple de Français et un couple de Lituaniens.
Nous nous couchons rapidement.

25 juillet 2014 : Hohentengen – Murg : 45km
Le temps est mitigé, nuage et goutte de pluie vont nous accompagner une partie de la journée.
La voie cyclable est bien praticable, nous avançons tranquillement, quelques montées égayent le pédalage. Nos pensées commencent à se perdre dans l’année  quasiment écoulée depuis notre départ…
Nous passons les 8 000 km au compteur et nous arrêtons dans une zeltplatz au bord du Rhin. Nous nous offrons un petit repas au restaurant pour fêter la distance parcourue.
Le couple de Lituaniens vient également poser sa tente ici.

26 juillet 2014 : Murg – Huningue : 51km
Voilà, nous savons qu’aujourd’hui nous devons passer en France !
Nous partons néanmoins vers l’ouest, nous devons encore cheminer en Allemagne, Suisse et France le long du Rhin.
Nous traversons Rheinfelden, ces derniers villages sont bucoliques, les petites façades collées les unes aux autres se reflètent dans l’eau. Après la journée à pédaler, notre convoi approche de Bâle où nous nous arrêtons un peu et tentons de trouver une cache sans succès.
Dans Bâle, nous retrouvons le couple lituanien qui décide de nous accompagner en France. C’est donc en leur compagnie que nous nous dirigeons dans un premier temps vers la frontière allemande. Nous y passons quelques minutes seulement, car la passerelle qui va nous conduire en France est juste là à portée de quelques tours de pédales…
Je démarre la caméra pour immortaliser le moment…plus de 10 mois que nous avons quitté la France, que nous avons fait des merveilleuses rencontres, découvert des modes de vie différents, des paysages à couper le souffle, eu de bonnes galères…
Nous avançons sur cette passerelle, la distance qui nous sépare de notre pays s’amenuise alors que les émotions, au contraire, prennent de plus en plus de place dans notre esprit. Sentiments contradictoires que de revenir par chez nous.
Les larmes commencent à couler de nos yeux et nous restons hébétés quelques minutes en bas de la passerelle.
Le retour est plus difficile que nous le pensions, nous étions loin de penser que nous pleurerions ici.
Ce passage de frontière symbolise un peu la fin de l’aventure même s’il nous reste quelques kilomètres à parcourir sur les vélos. Léo nous a dit, en arrivant en bas du pont : « Non, je ne veux pas que le voyage se termine… ». Malo est content d’être de retour en France.
Puis nous nous dirigeons au camping d’Huningue où l’accueil est plus que froid, bienvenu chez nous. Fort heureusement nous rencontrons des gens de l’Ouest, de Nantes et de Coutances et de Savoie. De quoi nous remettre du baume au coeur !

27 juillet 2014 : Huningue – Battenheim : 36km
La route nous mène un peu au nord de Mulhouse chez une tante à Manu, Elo qui nous accueille et qui organise un petit repas bien sympa pour nous permettre de revoir un peu de la famille.
Mais avant d’y arriver, nous nous baladons sur le bord du Rhin, l’Eurovelo 15 qui sillonne et propose des paysages sympas.
Arrivés chez Elo, nous passons sous la douche et prenons un petit gouter avant d’aller voir un oncle, Marc.
Merci Elo et toute la famille pour le coucou qui nous a bien fait plaisir !

28 juillet 2014 : Battenheim – Valdieu : 42km
Nous quittons la famille pour nous diriger vers Montbéliard, les gars sont motivés pour essayer d’y arriver ce soir, mais il reste bien 70km.
Nous commençons par la traversée de Mulhouse, un peu laborieuse à cause des travaux et d’un manque de signalétique EV6 (ou peut-être est-ce nous qui n’avons pas bien vu…).
Nous arrivons enfin au bord du canal du Rhône au Rhin et qui ne voyons-nous pas ? Bérangère suivie de JB, Antoine et Catherine !!! Nous ne pensions pas les revoir si vite.
Nous roulons jusqu’à trouver un petit coin pour le pique-nique en commun. Cédric, le frère de Manu, vient faire un petit coucou également !
Nous reprenons la route et le ciel tourne au gris puis il se met à pleuvoir. Le temps passe et il nous reste encore encore plus de 30 km à parcourir… Nous décidons de faire notre dernier bivouac le long du canal et notre choix s’avère judicieux, car la pluie tombe à peine la tente plantée ! Et elle ne s’arrêtera pas de toute la nuit.

29 juillet 2014 : Valdieu – Valentigney : 33km
Il pleut encore lorsque nous remballons la tente ce matin. Nous avançons sur l’Eurovelo6 en essayant d’éviter les gouttes de pluie, mais sans succès.
Nous croisons Cédric encore quelques minutes sur la piste cyclable avant de trouver un resto pour manger à l’abri de l’eau.
Nous en repartons repus et nous dirigeons vers l’EV6 qui nous avions quittée pour trouver à manger.
Quelques kilomètres avant d’arriver à Valentigney, une silhouette se dessine face à nous sur son vélo… C’est notre pote Martin qui est venu à notre rencontre ! Encore un peu d’émotion lorsque nous arrivons à son niveau. C’est super cool de se revoir après 2 ans.
Il nous guide jusqu’à chez lui, encore une petite larme coule pour ces derniers kilomètres sur nos vélos. Nous avons choisi de laisser quelques semaines de vacances à Léo et Malo sans pédaler et ne plus se lever à 6h tous les matins.
Une page se tourne dans notre aventure…

Nous vous préparons le dernier bilan du voyage dans les jours à venir.

 
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Publié le 30 juillet 2014, par dans France.

Coucou tout le monde !

Voilà, nous sommes arrivés à Valentigney chez Martin et Isa. Nous avons fait nos derniers kilomètres à vélo…
Le passage de la frontière en France nous avait déjà fait chialer et là, nous avons remis ça…

Nous savions que le retour ne serait pas la partie la plus facile du voyage. Nous reprenons un peu nos esprits pendant quelques jours.
Les gars vont profiter de quelques jours de vacances, fini le réveil à 6h tous les matins, plus tôt qu’à la maison.

Restez branchés, nous avons encore des choses à partager avec vous tous !
Merci à tous ceux qui nous ont aidé, familles, amis, sociétés, inconnus… ceux qui nous ont hébergé…

Si vous avez des questions particulières à nous poser, n’hésitez pas !

A tout bientôt !!!

 
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Publié le 22 juillet 2014, par dans Allemagne.

19 juillet 2014 : Sigmaringen : pause
Une journée de pause pendant que Papy et Cédric partent pour rapatrier leurs camions.
Le soir, je vois arriver un tandem Pino… C’est Antoine et Catherine (les bicloucipédistes) que nous avions croisés à Athènes ! Quelle superbe surprise ! Ils sont accompagnés par Bérangère et JB, des Malouins (Roues à vent).
Nous nous donnons rendez-vous le lendemain, car ils vont dormir un peu plus loin.

20 juillet 2014 : Sigmaringen – Beuron : 31.5km
Ce matin nous quittons papy Régis, Cédric et les cousins. Eux rentrent en France et nous continuons vers Montbéliard.
Pas facile de se séparer, mais nous nous reverrons bientôt en France.
Nous retrouvons les 4 lurons un peu plus loin et attaquons la route ensemble. Voilà une semaine que nous roulons en grand convoi et c’est très sympa.
Les gens qui nous croisent ont souvent un sourire sur les lèvres.
La piste nous fait passer par des reliefs qui piquent un peu les mollets.
Première nuit en bivouac depuis longtemps, nous retrouvons un peu se qui fait le propre du voyage à vélo : un sentiment de liberté que nous avions un peu égarée avec toutes les nuits en camping !
La pluie nous accompagne pour la fin de soirée que nous passons sous le tarp à jouer au « kem’s ».

21 juillet 2014 : Beuron – Tuttlingen : 27km
Qu’il est bon de bivouaquer !
Nous bougeons vers Tuttlingen, l’Eurovelo 6, toujours autant vallonnée, passe dans le Badwurtemberg, mélange de petites gorges, vallée verte et petit Danube passant au milieu.
Notre convoi s’étire, s’arrête et reprend la route.
Arrivés à Mülheim, nous faisons les emplettes nécessaires pour nos repas à venir et allons nous poser dans un pré pour le pique-nique. Nous entons le vent tourner et nous nous déplaçons à l’abri ! Bien vu, un déluge s’abat sur le secteur. Mais bien couvert, nous pouvons manger tranquillement. La pluie ne s’arrête pas sur toute la route qui nous mène à Tuttlingen.
La zeltplatz est gratuite et l’accès à la douche ne coute que 5€ pour tout le monde.
Nouvelle soirée bien sympa sous le tarp à refaire le monde attaqués par les limaces.

22 juillet 2014 : Tuttlingen : pause
Il a plu toute la nuit sans discontinuer… La tente a tenu !
Les limaces ont profité de la nuit pour pour tout nous pourrir et les gamelles restées dehors contiennent de la vrai soupe à la limace ! Beurrrrkkkkk !
La météo prévue n’est pas folichonne, nous décidons tous de rester sur place aujourd’hui.
Mise à jour de blog et rédaction au programme.

 
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Publié le 19 juillet 2014, par dans Allemagne.

Cet article est un peu long, car nous n’avons pas trouvé de connexion WiFi depuis un bon bout de temps et lorsqu’il y en a dans les campings, elle est payante la plupart du temps. Voici donc les 15 derniers jours du voyage.

5 juillet 2014 : Passau : pause
La journée ne s’annonce pas trop mal, nous partons vadrouiller un peu dans Passau.
La ville est agréable, toujours très propre, comme en Autriche. La circulation est un peu entravée par des groupes de touristes fraichement débarqués des bateaux pour une visite rapide.
Nous nous rendons au sympathique petit marché devant la cathédrale pour y faire quelques emplettes que nous passons déposer chez Véronique avant de monter à la citadelle.
Cette dernière surplombe Passau sur la rive nord du Danube, de là-haut, la vue est très chouette et les couleurs des 3 rivières se mélangeant sont très visibles.
Nous visitons la citadelle, les gras sont ravi de voir les équipements datant du moyen-âge : armures, épées à deux mains, heaume, gantelet…
Nous rentrons chez Véronique pour y préparer le repas et passer une nouvelle soirée très agréable.
Merci Véronique !

6 juillet 2014 : Passau – avant Deggendorf : 53km
Nous partageons le petit-déjeuner avec Véronique et décollons vers 9h30. La traversée de Passau se passe bien malgré la piste cyclable bien encombrée par tous les cyclistes du dimanche.
Le soleil est de la partie et la chaleur qui va avec nous pousse à boire énormément.
Le Danube nous offre des paysages très chouettes surtout lorsqu’il se fait plus sauvage. Mélange de plages de galets et végétation à fleur d’eau.
Nous approchons d’un endroit très prisé par les habitants du coin pour leur repos du dimanche.
Baigneurs et pêcheurs se partagent les bords du Danube. Nous décidons de bivouaquer ici cette nuit, mais avant de planter la tente, nous profitons également d’une baignade bien rafraichissante dans ce Danube qui nous fait plus penser à une rivière qu’à un fleuve. Il a beaucoup perdu en ampleur.
Un peu plus tard, 2 jeunes Allemands viennent à vélo. Nous partageons quelques moments en discutant et allons nous coucher, nous dans la tente, eux à la belle étoile sous une moustiquaire… C’était sans compter sur le déluge que nous avons eu durant la nuit. Ils ont dû monter leur tente en urgence !

7 juillet 2014 : avant Deggendorf – Wörth an der Donau : 68km
Nous remballons les affaires et décollons en direction de Wörth an der Donau où une amie de Véronique nous accueille pour la nuit.
Le ciel est couvert ce matin, assez menaçant, mais nous avançons quand même, il fait très lourd.
L’Eurovelo 6 nous mène tantôt le long Danube, tantôt à travers champs sur des revêtements inégaux, asphalte ou terre.
Nous arrivons en fin de journée à Wörth an der Donau, le château imposant surplombe le Danube et nous indique que nous allons devoir grimper un peu !
Nous sommes chaleureusement accueillis par Véronique, Sofia (sa fille) et Kilian (le plus jeune fils).
Nous mangeons avec eux et ensuite les gars jouent ensemble dans le jardin.
Toute la famille est dans la musique entre chant et instruments, ils pourraient monter un groupe !
Voilà un des avantages de l’école allemande (voir de quasiment tous les pays que nous avons traversés), les enfants ont des cours jusqu’en début d’après-midi puis ils peuvent avec des activités sportives, musicales ou autre dans l’après-midi. Bien moins contraignant que le seul mercredi après-midi chez nous qui généralement limite le nombre d’activités possible.

8 juillet 2014 : Wörth an der Donau – Bad Abbach : 52km
Nous quittons Véronique et Sofia, les garçons étant déjà partis à l’école lorsque nous décollons.
La météo n’est pas très encourageante aujourd’hui, mais pour l’instant il ne pleut pas !
Nous arrivons tranquillement à Regensburg, ancienne capitale de l’Allemagne classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Après un rapplique pique-nique dans la ville, sur les bords du Danube, nous continuons la route vers notre destination du soir, une famille de warmshower.
Nous ne trainons pas en route, car le ciel se fait plus en plus menaçant et nous éviterons de justesse la pluie, car elle se met à tomber une fois la dernière sacoche rentrée chez Kerstin, René et leurs 2 filles (les petits sauts de puces, si vous lisez ces lignes, vous devriez les reconnaitre).
Encore une agréable soirée à discuter avec une famille très sympa à l’esprit ouvert sur le monde.

9 juillet 2014 : Bad Abbach – Neustadt : 35km
Nous quittons Kerstin et sa famille avec regrets, et partons pour la suite du voyage qui nous rapproche inexorablement de la France…
Le temps est toujours au gris et à la pluie, la fraicheur s’est installée, nous roulons avec un petit 14°.
Arrivés à Kelheim, nous embarquons sur un bateau qui nous dépose à Weltenburg en passant dans les gorges du Danube, à nouveau des minis Portes de Fer.
Bien content d’éviter par la même occasion une grimpette de 10% sous pluie, nous en profitons pour manger sur le bateau.
Mais une fois sortis et arrivés sur la terre ferme, la pluie se met à tomber de plus belle, ce qui n’arrange en rien l’état du chemin en terre que nous suivons. Nous avions le choix entre la route avec des grimpettes ou le plat boueux…
La fraicheur s’est installée et la pluie n’a pas cessé, nous décidons d’écourter la journée pour nous réfugier dans un camping…

10 juillet 2014 : Neustadt – Neuburg : 56.5km
La route n’a rende particulier aujourd’hui, le soleil joue à cache-cache derrière les nuages.
Nous traversons rapidement Ingolstadt.
La piste cyclable est moins goudronnée et la pluie nous laisse quelques passages bien mouillés.
Nous arrivons au camping de Neuburg et plantons la tente sous la pluie qui se remet à tomber…
Nous discutons un peu avec les parents d’une famille venue de Belgique pendant que les enfants s’éclatent sur l’aire de jeux.

11 juillet 2014 : Neuburg – Dilingen : 73km
Aujourd’hui, la fameuhly est motivée pour avancer un peu plus vite, car demain nous retrouvons papy Régis, Cédric (le frère de Manu), ses 2 fils et Jean-Claude et Lydie (oncle et tante de Manu) à Gunzburg.
La route est un peu plus vallonnée, mais nous avançons bon train. L’eurovelo 6 traverse Donauworth, cette ville est sympathique, mais nous ne nous y attardons pas non plus.
Arrivé au camping qui est juste à côté d’une biergarten, très sympa de monter la tente devant les gens attablés en terrasse qui nous regardent comme des singes.
Nous faisons la connaissance d’Oliver et sa famille venant de Suisse. Lui roule en Kettwiessel et ils ont la même tente que nous sans les problèmes d’infiltration d’eau dans la chambre !

12 juillet 2014 : Dilingen – Gunzburg : 30km
Nous avons de la chance ce matin, tout du moins un bout de temps, car nous pouvons remballer la tente alors qu’elle est sèche. La pluie se met à tomber dru lorsque nous montons sous les vélos. Nous attendons quelques instants, mais elle ne se calme pas trop alors nous prenons notre courage à deux mains et y allons.
Quelques centaines de mètres plus tard, la roue arrière de Léo crève ! Nous trouvons une petite avancée pour pouvoir réparer à l’abri de la pluie.
Nous repartons avec le retour du soleil.
La famille ne doit pas être très loin de nous comme l’indique le SMS de mon frère, ils sont partis du camping.
Effectivement 8km plus tard nous nous rencontrons. Petit moment d’émotion, car cela fait plus d’un an que je n’est pas vu mon frère et 8 mois, mon père ! Mon oncle et ma tante nous attendent au camping.
Un petit pique-nique sur le bord de la piste et nous partons vers le camping.
Nous retrouvons Jean-Claude et Lydie et passons une superbe soirée avec eux en mangeant le repas qu’ils nous ont préparé !

13 & 14 juillet 2014 : Gunzburg : pause
Nous avions promis aux enfants de faire un tour au parc d’attractions Legoland et comme ils ont super bien roulé… Nous sommes allés.
Le parc n’est pas si grand, mais il y a largement de quoi remplir une journée. Il y a plusieurs dioramas représentants des portions de grandes villes, des attractions du type grand huit, splash.
Le temps a été très clément toute la journée et les enfants ravis de changer du pédalage.
Lorsque nous rentrons au camping, un déluge s’abat sur nous…
Le lendemain, nous faisons une journée pause tranquille, quelques courses, un peu de mécanique, de lessive…

15 juillet 2014 : Gunzburg -  Ersingen : 54km
Le premier jour où nous roulons vraiment ensemble sur l’EV6.
Le temps de caler les dernières sacoches et remorques pour tout le monde et nous enfourchons les vélos. L’énorme convoi de 7 trikes + 1 vélo droit + 3 remorques se met en route, effet garanti !
La journée s’annonce chaude et le relief de l’Eurovelo6 est parsemé de quelques grimpettes sympas. Les cousins roulent ensemble, Malo et Paul font des échanges de vélos.
En arrivant à ULM, nous tentons notre chance à l’auberge de jeunesse qui malheureusement ou heureusement est complète, car à 22€ par personne nous aurions explosé le budget.
Nous devons faire 20 km supplémentaires, pas facile comme première journée pour Papy Régis, Cédric et les cousins.
Nous arrivons vers 19h à la Zeltplatz de Ersingen juste au bord d’un étang dans lequel nous allons nous rafraichir.

16 juillet 2014 : Ersingen – Rottenacker : 25km
Nous partons tous les 8 et continuons la route en direction de Munderkingen, nous y visons la zeltplatz.
L’eurovelo6 est loin d’être asphaltée sur tout le monde, nous passons sur du chemin et du gravier bien épais où nos roues s’enfoncent. Nous avons l’impression de rouler dans du goudron tellement ça accroche !
La route est encore bien vallonnée et nous transpirons allègrement dans les montées en plein soleil.
Nous nous éternisons un peu à la pause du pique-nique pour profiter de l’ombre bienfaisante d’un arbre.
Sur la route, nous voyons un panneau indiquant une zeltplatz 5km avant Munderkingen, au bord d’un étang. Nous optons pour finir la journée à cet endroit et grand bien nous en a pris.
Le coin est très chouette (et pas cher : 25€ pour 8), un endroit pour les tentes est réservé au bord de l’eau.
Nous en profitons pour nous rafraîchir de la journée.
En fin de journée, nous nous posons autour d’un feu de camp (un emplacement est prévu) pour prendre le repas.

17 juillet 2014 : Rottenacker – Ertingen : 33.5km
Lorsque nous nous réveillons, la brume flotte sur l’étang lui confère un aspect un peu mystique.
Le soleil sèche les tentes pendant que nous prenons le petit-déjeuner.
La journée est encore très chaude et nous avançons tranquillement sur le chemin qui nous offre de beaux passages.
Nous hésitons à nous arrêter au camping à Ridelingen mais il est encore assez tôt et décidons de pousser jusqu’au Erting à la zeltplatz indiquée sur notre carte.
Mais avons la mauvaise surprise d’apprendre que la zeltplatz est fermée depuis 2 ans !!!
La carte n’est vraiment pas à jour… Nous avons 3 possibilités :
Aller jusqu’à Sigmaringen à 30km, vu l’état de tout le monde, nous oublions cette possibilité.
Faire machine arrière jusqu’à Riedlingen et aller au camping que nous avions passé.
Ou demander s’il y a un coin pour planter quand même.
Nous optons pour la dernière solution, mais les premières réponses ne sont pas encourageantes ! Il est strictement interdit de planter la tente.
Nous posons quand même la question au maitre nageur qui passe quelques coups de fil en nous indiquant les campings cités avant. Nous lui expliquons que les enfants sont fatigués, il comprend bien la situation et nous indique un endroit pour planter la tente après 20h, il nous laisse également son numéro de portable au cas ou nous aurions des problèmes avec la police.
Nous passons le temps en nous reposant, en nous baignant et en mangeant une currywurst avant de planter la tente et de dormir.

18 juillet 2014 : Ertingen – Sigmaringen : 33km
La nuit n’a pas été terrible, des jeunes fetards sont venus avec le groupe électrogène, la sono et l’alcool faire un raffût toute la nuit…
Tout le monde a de petits yeux ce matin et nous remballons les tentes bien mouillées de condensation.
2 jeunes comateux, sans doute alcoolisés jusqu’à la moelle sont étalés à même l’herbe.
Nous roulons jusqu’à Mengen où nous nous posons à l’ombre pour pique-niquer tranquillement.
Le reste de la route se fait tranquillement le long du Danube devenu ridiculement étroit, mais il conserve malgré tout un très bel aspect sauvage de rivière peu profonde clairsemée de petits îlots.
Nous arrivons à Sigmaringen en fin d’après-midi.
Papy Régis et Cédric se renseignent sur les horaires de trains pour aller récupérer leurs camions à l’endroit où nous nous sommes retrouvé.

19 juillet 2014 : Sigmaringen : pause
Une journée de pause pendant que Papy et Cédric partent pour rapatrier leurs camions.

 

 
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Publié le 5 juillet 2014, par dans On en cause....

En exclu pour vous, l’émission Allô la planète du 3 juin 2014, avec un coucou à Laurent d’Asiatrek, vers la minute 41″15 :

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Publié le 5 juillet 2014, par dans Allemagne, Autriche.

26 juin 2014 : Vienne – Zwentendorf an der Donau : 58km
Le ciel est encore très gris et le vent souffle pas mal lorsque nous nous levons.
Nous partons tous ensemble, 2 familles de 4, ça fait un bon convoi sur l’Eurovelo route 6 qui passe au milieu de la Wien Isle. Une quantité de monde s’occupe à démonter les restes d’un immense festival. Nous avançons bien les uns motivés par les autres, par intermittence, Malo échange son trike contre la place sur le Pino. Par intermittence également, je tire un peu Léo pour qu’il repose sa cheville, il nous dit qu’en roulant ça va, c’est en appui debout que ça le dérange.
Nous trouvons un coin d’ombre pour la pause pique-nique, c’est bien sympa, les enfants jouent pendant que les grands papotent.
Nous cheminons invariablement sur l’EV6, qui parfois est tarabiscotée juste pour éviter un rond-point…
La surprise du jour sera la rencontre avec Bubu et …(arrff, moi et la mémoire, j’ai oublié le prénom) en tandem Pino, eux aussi, une connaissance de nos rassemblements de vélos couchés. Marrant de se croiser comme ça, au détour d’une piste cyclable en Autriche. Nous discutons un peu puis terminons les 10 km restants de la journée pour atteindre un petit camping que nous pensions calme… C’était sans compter sur les jeunes qui viennent se poser juste à côté pour faire plein de boucan !

27 juin 2014 : Zwentendorf an der Donau – Rossatz : 37km
Ce sera une petite journée aujourd’hui, les gars sont un peu fatigués et nous arrivons à un endroit où il y a moins de camping (il y en a toujours une palanquée…) et pousser encore 35 km, ce sera trop pour les gars.
Les paysages changent un peu, dans le bon sens, un peu plus de relief, un passage dans un petit village.
Nous arrivons rapidement au camping où les camping-cars se taillent la part belle et où les tentes ont juste un pauvre bout de terrain sans ombre et une herbe bien cramée… En compensation, il y a une petite plage au bord du Danube bien sympa avec une chouette vue sur le village d’en face surplombé des ruines de château. Les 4 gamins en profitent bien.
Après quelques courses avec Olivier, nous faisons soirée tranquille…

28 juin 2014 : Rossatz – Marbach : 48km
Nous partons une heure avant la famille Europe en roue libre. La piste est correcte jusqu’à Melk où il y a quelques travaux. L’abbaye de Melk est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est gigantesque, nous ne la visiterons pas, le budget commence à être bien serré. Nous nous retrouvons tous au parc de la ville pour les pique-niques, les enfants sont ravis de trouver une aire de jeux XXL. Les toilettes sont d’une propreté irréprochable, papier toilette, savon, sèche-main…
Nous reprenons la route et profitons du chemin pour déposer un objet traçable dans une cache de géocaching. Léo et Malo échangent à nouveau un peu les vélos et nous arrivons en fin d’après-midi au camping.
Nous y faisons la connaissance de Marie-No et Marc, un couple de retraités en vadrouille.
Ils nous offrent un verre d’un bon petit rosé bio. C’est sympa de causer français et de bere un petit coup !

29 juin 2014 : Marbach – Grein : 30km
Nous ne décollons pas trop tôt aujourd’hui, l’apéro a un peu décalé le repas du soir :)
La route est un peu plus vallonnée et nous avons des portions sur la route. Je tire encore Léo sur quelques parties et Malo est repassé en tandem.
Nous nous posons sur une table au bord du Danube, mais mangeons rapidement, car le ciel tourne au gris sombre et les premières gouttes ne se font pas attendre… Nous enfilons les vêtements de pluie et traçons pour finaliser les 10 kilomètres jusqu’au camping.
Le budget hébergement augmente avec des campings à plus de 25€ (sans électricité ni wifi)… Les possibilités de bivouac ne sont pas légion et il semblerait que les Autrichiens ne soient pas forcément cool avec très sympas avec les bivouaqueurs…

30 juin 2014 : Grein – Au en der Donau : 30km
La météo avait vu juste, il a plu toute la nuit et au réveil, ça continue, nous flemmardons dans la tente.
Les « roues libres » sont encore dans leur tente également, nous pensons rester ici, mais finalement la pluie se calme. Nous partons donc quand même vers 11h histoire d’avancer vers Linz. Il pluviote encore un peu dans la journée.
Nous avançons pour la dernière fois du voyage avec les « roues libres » mais nous avons encore une soirée à passer ensemble !
Le camping offre un abri avec tables et bancs, impeccable, juste ce qu’il nous faut pour la soirée tranquille à 8.
La semaine roulée avec Olivier, Vanessa, Titouan et Siloé a fait du bien à tout le monde !
Les enfants ont bien joué ensemble.

1 juillet 2014 : Au en der Donau – Linz : 39km
Ça y est, nous nous quittons ! Nous partons en direction de Linz avec un détour par le camp d’extermination de Mauthausen. Le devoir de mémoire est d’autant plus important à la vue des résultats des dernières élections…
La décision de visiter ce lieu chargé d’horreur a été prise avec les enfants. Nous avions abordé le sujet en Italie lors de la visite du musée de Piano del Orme. Malo nous a dit qu’il s’agit de la suite et qu’il souhaitait voir. De plus, nous avons manqué le 70e anniversaire du débarquement en Normandie. Nous montons donc les 2/3 km à 10% puis 14% pour finir. Le lieu, situé à côté d’une carrière, est immense et d’aspect rebutant.
Nous passons chercher les tickets d’entrée et pénétrons dans l’enceinte du bâtiment… Les baraques s’alignent dans la cour. L’émotion nous gagne d’emblée… Les baraques prévues pour 300 détenus pouvaient en contenir plus de 2 000.
Les détenus étaient humiliés et maltraités dès leur arrivée au camp. La plupart étaient contraints aux travaux forcés dans la carrière. Ils devaient porter ensuite des blocs de pierre de 20kg et remonter « l’escalier de la mort » ainsi appelé à cause de la cruauté des SS qui poussaient les premiers hommes tout en haut pour qu’ils tombent et entraînent dans leur chute, tous ceux qui étaient derrière. Nous ne pouvons pas décrire la barbarie qu’il y a eu dans ce lieu, les fours crématoires, la chambre à gaz, les barbelés électrifiés… Rien que dans ce camp, plus de 90 000 personnes ont été tuées. Je n’ai vraiment pas les mots pour décrire ce que l’on ressent ici. A plusieurs moments, les larmes nous montent aux yeux. Nous évitons quelques photos de corps entassés.
Nous n’avons pas vécu cette période, mais nous ne voulons pas qu’elle se reproduise et il ne faut pas !!!
Alors s’il vous plait, n’oubliez jamais ce qu’il c’est passé.
Nous discutons longuement avec les gars de ce que nous avons vu, de ce qu’ils ont ressenti.
Après cette visite éprouvante, mais nécessaire, nous reprenons la route vers Linz.
Fabien, un copain français d’Elsa et Ewan (escapade de deux tortues), nous accueille chez lui, il a même pris une journée de congé pour nous faire visiter Linz le lendemain.
Nous passons une bonne partie de la soirée à discuter avec lui.

2 juillet 2014 : Linz : pause
Une petite grasse matinée pour bien commencer la journée puis nous nous dirigeons vers un magasin de vélo pour acheter 2/3 trucs. Nous passons à côté de la « Bike kitchen », atelier alternatif et social qui met à disposition des outils et pièces de vélos, malheureusement fermé aujourd’hui. Nous continuons notre balade vers Pöstlingberg à proximité d’une abbaye, un endroit qui offre une vue panoramique sur Linz. Malgré la pluie, nous en profitons pour faire une cache là-haut.
De retour au centre-ville, nos estomacs réclament à manger ! Qu’à cela ne tienne, nous en profitons pour tester les « Leberkas » de chez « Pepi » conseillés par Elsa et Ewan. Les leberkas sont une spécialité du coin, sorte de gros pâté de viande dans lesquels on découpe des tranches que l’on mange en sandwich et qui peuvent être nature, au poivre, aux oignons grillés, etc. Top bon !
Linz est une ville de 200 000 habitants, les infrastructures culturelles sont nombreuses, les transports en commun très présent. La ville est très propre, voire proprette.
Petit détour dans la ville avant de rentrer chez Fabien pour une séance de travail scolaire.
Nous nous couchons relativement tôt ce soir.
Merci beaucoup Fabien pour ton accueil et le temps que tu nous as accordé puis aussi pour tout ce que nous avons appris sur la vie en Autriche.

3 juillet 2014 : Linz – Inzell : 53km
Réveil à 6h, ça tombe bien, car Fabien travaille aujourd’hui et ça nous booster pour reprendre la route. Nous aimerions arriver à Passau dans 2 jours.
Dernier au revoir à Fabien et nous partons en retraversant Linz pour récupérer l’eurovelo 6.
Cette partie est très jolie, il y a un petit air de portes de fer… Mais il nous manque le côté « imprévu » du voyage, tout est trop bien organisé, fléché, campingué, restauranté… et cher !
On ne pourra pas dire qu’ils ne font pas tout pour les vélos, il y a des distributeurs de chambres à air (uniquement 26 et 28 pouces), des stations de recharge pour les vélos électriques, des outils à disposition…
La journée se passe tranquillement, la pause du pique-nique sur une aire de jeux comme il n’y en aura jamais en France permet aux gars de se dégourdir les jambes.
Nous terminons la route dans un camping qui est à une Gasthof juste au bord du Danube avec une superbe pelouse top moumoute !

4 juillet 2014 : Inzell – Passau : 45km
Aujourd’hui, le soleil doit nous accompagner sur le trajet et effectivement, il ne met guère longtemps à inonder la tente de sa chaleur et de sa luminosité en apparaissant derrière le relief qui encaisse le Danube. Nous reprenons nos montures couchées pour continuer vers Passau. Le paysage reste toujours très sympa et verdoyant, en grande majorité à l’écart des voitures et toujours le long du Danube. Ce dernier à beaucoup perdu en largeur depuis les Portes de fer et n’est toujours pas bleu.
Les gars avancent bien avec leurs petites guiboles. Léo n’a plus mal à son pied, mais conserve encore pour quelques jours le bandage et la pommade.
Nous sommes passés en Allemagne sans même voir une seule pancarte sur l’Eurovelo route 6
Sur la route, nous nous arrêtons faire quelques courses, mais nous apprenons à nos dépens que la carte de crédit n’est pas acceptée dans beaucoup de magasins… Nous repartons bredouilles mis à part la glace qui nous est offerte par un monsieur se déplaçant en tricycle droit électrique (problème de déplacement à pied).
Nous apercevons Passau qui n’est plus qu’à 2km et au fur et à mesure de notre progression vers la ville, nous pouvons observer le Danube être modifié par les 2 autres rivières qui viennent se jeter dedans juste à la pointe de Passau.
Du nord, arrive le confluent « Ilz », la perle noire de la foret Bavaroise, des Alpes Suisses arrive l’ »Inn » avec sa couleur vert clair pour se jeter et se confondre dans le Danube.
Nous nous posons un peu au bout de la presque’île, les gars profitent de l’aire de jeux et nous découvrons une cache juste à proximité.
Un peu plus tard, nous nous rendons chez Véronique qui nous accueille et passons une bonne partie de la soirée à discuter.

 
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Publié le 25 juin 2014, par dans Autriche, Slovaquie.

20 juin 2014 : Sutto – Velke Kosihy : 45km
Nous partons en empruntant la portion de l’EV6 qui est une partie de route, les conducteurs sont assez sympas, ils laissent de la place et sont assez patients.
Cela dit, le tracé passe quand même par de la route, nous avançons assez bien et rapidement nous atteignons Komarom, côté hongrois puis nous empruntons le pont pour passer en Slovaquie à Komarno, nous changeons le reste de fortins (monnaie hongroise) en €uros.
Nous en profitons pour déposer un objet traçable dans une cache située juste à la frontière.
Le reste de la journée nous fait passer sur un peu de piste avec de la caillasse, une dizaine de kilomètres, mais bien pénible avec un bon vent de face.
Nous discutons un peu avec groupe de jeunes Français partis aussi pour un an sur les routes de l’Europe et des Méditerranéens.
Les paysages n’ont rien de transcendant, les villages sont calmes. Nous commençons vraiment à sentir que nous approchons de la partie « riche » de l’Europe…
Mais il faut bien y revenir un moment donné.
Soit, nous trouvons un petit coin de bivouac au bord du Danube où les moustiques ne tardent guère à nous attaquer dans les règles de l’art ! C’est emmitouflés dans nos habits, moi dans la Gore-Tex que nous montons la tente.
Nous ne trainerons pas dehors et nous nous couchons à l’abri dans la chambre.

21 juin 2014 : Velke Kosihy – Strkovec : 53km
Au secours !!! Les moustiques ont envahi l’abside de la tente, il y en a bien une centaine !
Je m’enduits la main de spray antimoustique et allume une spirale antimoustique qui fait sont travaille pendant que nous remballons les affaires de couchage. Au sortir de la chambre, le footprint est jonché de cadavre de ses ignobles vampires.
Le matin, nous devons reprendre un peu de piste avant d’arriver sur de la voie cyclable plus que correcte, toute droite…
Ce sera peut-être la partie qui nous botte le moins pour l’instant… Plusieurs facteurs y contribuent :
arrivée dans la zone euro qui pue le fric,  on retrouve toutes les enseignes internationales, les gens commencent à tirer la tête, ne pas être très aimables, nous croisons des hordes de cyclistes retraités (rien contre çà), mais nous avons vraiment l’impression d’en faire partie et d’être en voyage organisé…
Nous continuons sur la digue qui borde le Danube très eau, mais peut-être est-ce normal.
Nous trouvons une rampe qui nous permet de descendre et de planter la tente pour la nuit, toujours assaillis par les moustiques.

22 juin 2014 : Strkovec – Hainburg an der Donau : 55km
Nous reprenons la route sur la digue, rien de bien passionnant mis à part la très bonne roulabilité de la piste cyclable.
Les gars sont motivés et notre vitesse moyenne s’envole, il faut dire que Malo à retrouvé sa liberté et n’est plus en tandem depuis 3 jours, il s’éclate beaucoup plus.
Mais cela a entrainé des tensions, car les 2 gars se tirent la bourre pour toujours être en tête… Un gros recordage après, les voila qui roulent côte à côte… Beaucoup plus cool !
Nous arrivons à Bratislava, nous ne nous attardons pas trop, mangeons un petit quelque chose au bord du Danube où la serveuse doit avoir des gênes de porte de prison… Nous quittons Bratislava et en quelques tours de pédales, nous voilà déjà arrivés en Autriche.
Changement d’ambiance, les vélos sont les biens venus, mais uniquement sur les voies cyclables…
Nous nous arrêtons par hasard dans une gasthouse qui possède 2 emplacements pour des tentes, où sont également passés Gaël et Maude et également Vanessa et Olivier que nous devons retrouver à Vienne.
30€ la nuit, ça faire la douche !

23 juin 2014 : Hainburg an der Donau – Vienne : 45km
La piste de l’EV6 passe dans le parc naturel de Donau Auen, de chaque côté de la voie cyclable, des panneaux interdisent l’accès au vélo, d’autres panneaux indiquent que le bivouac est interdit…
Vive la rigueur autrichienne, ça risque d’être difficile de ne pas exploser le budget ici.
Rien de particulier à signaler dans la journée sauf l’approche de Vienne… La piste passe juste à côté d’une plage naturiste, pas soucis, c’est juste étrange de voir les pépés tout nus (qui ne sont pas sur la plage, mais juste au bord de l’EV6) regarder tout le monde passer… Si vous avez des enfants et que vous comptez passer par là, prévoyez les réponses à leurs questions !
Nous arrivons au camping calé entre l’autoroute et la voie de chemin de fer et faisons connaissance avec Vanessa, Olivier, Titouan et Siloé, une autre famille française qui vadrouille à vélo sur les routes d’Europe (quelle idée !?) avec qui nous avions échangé dans la vie(rtuelle).

24 juin 2014 : Vienne : pause
Le programme de la journée est calé, visite, oui, mais visite de l’hôpital !
Léo a son pied qui a dérapé de la pédale et est passé sous le vélo, il a mal, mais pas de grosse douleur, il n’est pas enflé non plus, mais nous préférons le faire examiner puis moi aussi, depuis quelques jours, j’ai une boule dure juste sous le sternum. Alors nous faisons un tir groupé pour le check-up.
Nous y resterons 3 heures, séparés en 2 groupes, Léo avec Hélène et Malo avec moi.
Léo s’en tire avec une pommade et un bandage pendant quelques jours et pour moi, il doit s’agir d’un trouble musculaire, l’électrocardiogramme est nickel, tension nickelle, sang nickel. Nous pouvons continuer !
Quelques emplettes plus tard, nous rentrons au camping et faisons la connaissance avec Christian, un autre français qui vadrouille à vélo et qui nous suit depuis le début de notre tour.

25 juin 2014 : Vienne : pause
Ce matin, un peu de mécanique pour inverser à nouveau les pneus de Malo qui s’usent à la vitesse grand V…
Un peu de travail scolaire pour les gars puis nous partons visiter un peu Vienne lorsqu’un déluge se met à tomber… Et vous sous souvenez se qui se passe avec la tente ? Alors, un peu inquiets, nous rebroussons chemin vers le camping… Et effectivement, la tente est à nouveau trempée !!!