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Publié le 16 septembre 2014, par dans France.

La fin de notre tour d'europe en famille à vélo couchéLa fin du voyage, de ce voyage…

12 mois… en voyage et déjà 1 mois à la maison
L’heure du dernier bilan de notre voyage a sonnée.

8 300 km parcourus
52 200 mètres de dénivelé positif
Altitude maxi 1200m en Espagne
800 heures de pédalage
9,30 km/h de moyenne
72 km/h de vitesse max (pour manu) et 62km/h (Hélène, Malo, Léo)
Plus grosse étape : 74km
14 kilos perdus pour Manu
17 000 photos
800 séquences vidéos
Quelques crevaisons de plus
Les pneus d’Hélène sont rincés, la bande bleue anti-crevaison apparait sur tout le tour
Etrier de frein Avid BB5 d’Hélène grippé, molette de réglage cassée
La chape de dérailleur arrière chez Léo tordue
Le vernis du cadre de Léo tout décollé
Température max : 44° en Serbie
Pays traversés : 13 – France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Hongrie, Slovaquie, Autriche, Allemagne, Suisse

La Roumanie, sans doute le passage le moins évident pour nous ! En grande partie à cause des chevaux, mal traités, effrayés à notre passage qui provoquaient des embardées avec leurs charrettes et les passagers y prenant place. Nous n’avions qu’une crainte : qu’une charrette se renverse avec ses passagers. Un petit passage où l’on a été caillassés par des petits Roms, la route rectiligne à travers des immensités de champs nous ont poussés à avancer un peu plus vite mais nous avons néanmoins fait de chouettes rencontres et nous souhaitons retourner dans ce pays pour y découvrir le nord puis nous avons atteint le Danube.
La Serbie a été une très belle découverte, tout au long des Portes de Fer, un magnifique paysage surplombant légèrement le Danube immense à cet endroit. L’ambiance qui règne ici est magique, l’impression d’être dans un décor de film d’héroïque fantaisie, à la Tolkien.
L’attrait du paysage cesse lorsque nous arrivons dans la partie de plaines, la platitude du terrain nous permet d’avancer correctement mais dans une monotonie affligeante.
Nous arrivons à Belgrade, la ville porte les stigmates de la guerre toute récente et cela nous chamboule. Déjà l’influence de l’Europe occidentale apparait, les gens portent beaucoup d’importance à leur apparence, il y a des boutiques de produits de soins tous les 200 mètres.
Nous avons décidé ici de prendre un train jusqu’à Budapest pour avancer un peu plus vite, cela nous fait « économiser » une semaine de pédalage. Le train, comportant un wagon spécial vélo, est juste très agréable à prendre même avec les 4 trikes et la remorque qui rentrent tous sans problème dans l’espace réservé aux vélos.
Arrivés en Hongrie, à Budapest, le choc est brutal. La société de consommation est bien présente, les enseignes de magasins connues en France sont aussi présentes ici. Néanmoins, la ville est très belle et reste vraiment intéressante à visiter. L’attrait est encore augmenté par la présence de nombreux établissements thermaux, nous y ferons un petit tour pour enrichir notre culture générale.
Nous trouvons, en Hongrie, de longues portions de pistes cyclables, l’Eurovelo 6 est de mieux en mieux balisée.
Quelques jours après, nous passons une superbe soirée en compagnie des Cyclopathes, une autre famille française roulant vers la Mer Noire. C’est bon de croiser du monde !
Nous atteignons ensuite la Slovaquie que nous traversons très vite, point le temps de s’imprégner du pays. Mais plus nous approchons de la France, plus nous ressentons la richesse des pays traversés et la morosité qui en découle… C’est triste !
Nous rejoignons une autre famille française « les Roues libres » à Viennes en Autriche, voilà quelques semaines que l’on se coure après et enfin le moment de la rencontre, en vraie, est là !
Nous roulons une petite semaine ensemble, les enfants jouent et les parents refont le monde.
C’est marrant comme le courant passe tout de suite avec tous les cyclo-voyageurs avec qui l’on a partagé des moments, comme si l’on se connaissaient depuis toujours !
Nous avions toujours voulu « faire » l’Eurovelo 6 mais maintenant que nous y sommes, nous avons le sentiment de faire partis du flot de touristes « carte bleue » qui roulent avec une petite sacoche et vont dormir à l’hôtel tous les soirs… Il nous manque aussi le petit côté « aventure », tout est balisé, fléché, indiqué… pas trop de place pour l’imprévu. Nous aurions sans doute vécu ce chemin différemment si on l’avait emprunté au début du voyage.
En Allemagne, Papy Régis, Cédric et les neveux sont venus rouler quelques jours avec nous, le moment où l’on se retrouve sur le chemin était assez émouvant… Plus d’un an que nous n’avions pas vu Cédric et ses fils et plus de 7 mois que nous avions quitté Papy près de Séville !
Lorsque nous nous séparons, nous avons la visite de Noï et PASO que nous avions vu à Athènes et nous roulons accompagnés de Catherine, Antoine (rencontrés à Athènes), Bérangère et JB… Nous sommes tous sur le retour après une année sur les vélos en Europe, nous nous posons tous les mêmes questions et c’est rassurant.
Nous nous quittons un peu avant le lac de Constances car nous allons prendre un chemin plus court, nous faisons bien car la pluie s’abat autour du lac. Nous approchons de la France, pas facile de se dire que la fin du voyage est proche…
Lorsque nous passons sur la passerelle qui enjambe le Rhin et nous emmène en France, l’émotion est trop forte, nous pleurons comme des madeleines, sentiments partagés de joie et de tristesse…

Nous sommes content de revoir familles et amis quittés depuis un an mais inquiets de ce qui nous attend ici.
Un petit crochet dans la famille de Manu à Mulhouse nous fait franchir une étape…
Nous passons deux semaines chez nos amis, Martin et Isa, dans le Doubs, une sorte de sas de décompression, un palier nécessaire à notre atterrissage dans la société dont nous faisions partie intégrante mais qui aujourd’hui nous effraye.
Noï et PASO nous rejoigne une nouvelle fois dans le Doubs, nous partageons à nouveau quelques jours ensemble.
Manu part chercher le camion, nous terminons le voyage à une vitesse qui nous paraît phénoménale après avoir trainé nos guêtres à 10km/h pendant une année.
Tout va vite ici !

Un petit bilan du moral et santé :

Point de vue santé, nous faisons un passage à l’hôpital à Vienne pour faire ausculter le pied de Léo qui est passé sous le cadre du trike en roulant, une petite foulure, il roulera bandé pendant deux semaine.
Point de vue moral, c’est plus dur, pour nous les parents, car nous sentons la fin approcher à grands pas… Nous nous posons énormément de questions quant à notre futur.
Léo et surtout Malo sont contents d’arriver en France, ils vont revoir leurs copains, leurs chambres et leurs jouets.
Léo aura quand une larme à l’oeil lorsque nous passons la frontière française.
Heureusement, nous avons été beaucoup accompagnés ces derniers jours, ça aide à revenir plus sereinement dans une vie normale

Un petit bilan du matériel :
Il n’y a rien de spécial à signaler de plus, il est temps de rentrer car les trains de pneus sur les Kettwiessel sont usés jusqu’à la corde !

Et maintenant…
Les premiers jours à la maison ont été difficiles… Toute la lourdeur administrative de la France nous tombe dessus.
Nous avons entamé notre transition vers une nouvelle vie, un changement profond… Manu voudrait intégrer la formation BP REA de maraichage bio à Coutances, Hélène cherche un travail en attendant.
Nous projetons de nous installer un jour et vivre du travail de la terre. Un projet à 4.
Ce n’est pas évident de tourner en rond dans la maison après une année en symbiose avec la nature.
Léo et Malo ont retrouvé le chemin de l’école. Léo a fait son entrée en 6e à Avranches, Malo en CM1 à Sartilly et tout va bien pour eux.

MERCI à tous ceux qui nous ont aidé, soutenus moralement, financièrement, tous vos petits mots sur le blog, sur Facebook…MERCI à tous ceux qui ont partagé un moment de leur vie avec nous, qui nous ont hébergé, qui nous ont nourrit, qui nous ont sourit, qui se sont inquiété. MERCI aussi à ceux qui n’ont pas cru à notre projet… Sans vous, nous n’aurions peut-être pas été au bout de notre rêve !
Que de belles rencontres humaines…
Notre plus belle satisfaction : avoir fait ce cadeau à Léo et Malo qui en ressortent grandi et ouvert sur le monde qui les entoure et la petite graine du voyage est posée dans leurs esprits. Notre famille, égoïstement nous quatre, est encore plus soudée qu’avant. C’était quitte ou double en passant 24h sur 24 ensemble !
Pari gagné !
Nous n’avons qu’une envie : repartir à la découverte d’autres contrées.

 

 
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Publié le 28 août 2014, par dans France, On en cause....

 

 

Le petit brin de bacouet’ avec France Bleu Cotentin le samedi 16 août lors de notre retour au Mont-Saint-Michel :

 

 

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Publié le 27 août 2014, par dans On en cause....

Nous voilà de retour…

 
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Publié le 17 août 2014, par dans France.

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Merci à tous ceux qui sont venus malgré les difficultés d’accès au Mont, merci à tous ceux qui nous ont envoyé un p’tit message pour notre retour.
Ça fait vraiment plaisir de se sentir entouré !
C’était une chouette journée.
Les vélos sont au repos pour quelques temps avant qu’ils retrouvent leur jeunesse.
Nous ne tournons pas brutalement la page car il nous reste plein de choses à raconter, un livre à faire et un film à monter !

Merci aussi tout plein à nos super voisins qui nous ont nettoyé les voitures, qui nous ont suivi tout au long de l’année et qui nous ont fait la surprise de décorer la maison pour notre arrivée !

 

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Publié le 11 août 2014, par dans France.

Bonjour tout le monde,


souvenez-vous, c’était il y a un peu plus d’un an, le 3 août 2013, nous partions du Mont-Saint-Michel pour notre périple à vélo.

Le voyage touche à sa fin, nous allons rentrer dans notre Baie du Mont-Saint-Michel.

Nous vous convions à l’arrivée, à proximité du barrage le samedi 16 août 2014 en fin de matinée. Nous pourrons profiter de ce moment sur les bords du Couesnon autour d’un petit pique-nique (chacun apporte son panier).

Vous n’avez pas besoin de nous dire si vous serez là, il n’y a pas de réservation.

Alors à bientôt

 
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Publié le 9 août 2014, par dans France, VPH.

Nous profitons d’être dans le coin de Besançon pour aller jeter un coup d’œil aux épreuves du championnat du monde des véhicules à propulsion humaine. L’occasion pour nous de revoir des têtes connues comme Philippe de Vélofasto ou Joël de CyclesJV – Fenioux dont nous avons pu contempler le superbe vélomobile « LeMans » ou d’autres connaissances qui se déplacent aussi à vélos couchés.

Nous avons pu observer une multitude de machines allant de l’autoconstruction en bambou ou vélomobiles 2 roues tout carbon. Toutes les tranches d’âges sont également représentées. Il n’y a pas encore la parité homme / femme dans les participations mais la gente féminine est très bien représentée !

Un évènement qui prouve que le vélo couché est un très bon moyen de transport alternatif à la voiture. Je pense d’ailleurs de plus en plus au vélomobile avec une assistance électrique pour laisser une véhicule à moteur au placard.

Je vous laisse découvrir quelques photos du départ de la course de côte d’hier et du sprint (200 m lancé) d’aujourd’hui.

 
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Publié le 6 août 2014, par dans Allemagne, France, Suisse.

Voilà une semaine que nous sommes arrivés à Valentigney lorsque j’écris cet article… J’ai trainé un peu, sans doute inconsciemment, car il annonce la fin du voyage… Dur, dur !

23 juillet 2014 : Tuttlingen – Barzheim : 39km
Aujourd’hui, nous quittons le Danube après l’avoir longé quasiment 3 mois depuis notre arrivée en Roumanie.
Nous décollons de la zeltplatz avant la bande de copains après leur avoir dit au revoir, car une bonne montée nous attend et nous prenons 2 directions différentes.
Mais arrivés au milieu de la grimpette, un message de JB et Bérangère nous indique que Léo a oublié sa serviette…
Nous décidons de nous arrêter un peu plus haut pour les attendre et manger avec eux.
La route nous offre une bonne descente après le repas et nous nous quittons pour de bon !
Nous trouvons un coin de bivouac non loin de la frontière suisse pour passer la nuit.

24 juillet 2014 : Barzheim – Hohentengen : 45km
Le soleil est là à notre réveil et nous accompagne lors de notre passage en Suisse. Le relief dans le secteur met à l’épreuve, nos mollets sur quelques kilomètres puis nous dévalons la route jusqu’à Schaffausen et longeons le Rhin sur la voie cyclable en terre qui comporte quelques passages à 20% jusqu’à Neuhausen am Rheinfall. Les chutes du Rhin… que nous ne verrons pas, car il faut à nouveau payer pour approcher !
Il fait chaud, nous apprécions les zones d’ombres qui nous apportent un peu de fraicheur.
Nous poussons jusqu’à Hohentengen pour trouver le camping et nous croisons un alsacien sur la route. Il voyage aussi en Trike AZUB, il a subi un AVC, mais cela ne l’empêche pas de faire de sacrées étapes : 120 km/jour.
Le camping se trouve en bordure du Rhin, nous l’atteignons après une bonne descente.
Comme très souvent, l’espace réservé aux tentes à tout au bout, une famille qui voyage en canoë est déjà présente, un couple de Français et un couple de Lituaniens.
Nous nous couchons rapidement.

25 juillet 2014 : Hohentengen – Murg : 45km
Le temps est mitigé, nuage et goutte de pluie vont nous accompagner une partie de la journée.
La voie cyclable est bien praticable, nous avançons tranquillement, quelques montées égayent le pédalage. Nos pensées commencent à se perdre dans l’année  quasiment écoulée depuis notre départ…
Nous passons les 8 000 km au compteur et nous arrêtons dans une zeltplatz au bord du Rhin. Nous nous offrons un petit repas au restaurant pour fêter la distance parcourue.
Le couple de Lituaniens vient également poser sa tente ici.

26 juillet 2014 : Murg – Huningue : 51km
Voilà, nous savons qu’aujourd’hui nous devons passer en France !
Nous partons néanmoins vers l’ouest, nous devons encore cheminer en Allemagne, Suisse et France le long du Rhin.
Nous traversons Rheinfelden, ces derniers villages sont bucoliques, les petites façades collées les unes aux autres se reflètent dans l’eau. Après la journée à pédaler, notre convoi approche de Bâle où nous nous arrêtons un peu et tentons de trouver une cache sans succès.
Dans Bâle, nous retrouvons le couple lituanien qui décide de nous accompagner en France. C’est donc en leur compagnie que nous nous dirigeons dans un premier temps vers la frontière allemande. Nous y passons quelques minutes seulement, car la passerelle qui va nous conduire en France est juste là à portée de quelques tours de pédales…
Je démarre la caméra pour immortaliser le moment…plus de 10 mois que nous avons quitté la France, que nous avons fait des merveilleuses rencontres, découvert des modes de vie différents, des paysages à couper le souffle, eu de bonnes galères…
Nous avançons sur cette passerelle, la distance qui nous sépare de notre pays s’amenuise alors que les émotions, au contraire, prennent de plus en plus de place dans notre esprit. Sentiments contradictoires que de revenir par chez nous.
Les larmes commencent à couler de nos yeux et nous restons hébétés quelques minutes en bas de la passerelle.
Le retour est plus difficile que nous le pensions, nous étions loin de penser que nous pleurerions ici.
Ce passage de frontière symbolise un peu la fin de l’aventure même s’il nous reste quelques kilomètres à parcourir sur les vélos. Léo nous a dit, en arrivant en bas du pont : « Non, je ne veux pas que le voyage se termine… ». Malo est content d’être de retour en France.
Puis nous nous dirigeons au camping d’Huningue où l’accueil est plus que froid, bienvenu chez nous. Fort heureusement nous rencontrons des gens de l’Ouest, de Nantes et de Coutances et de Savoie. De quoi nous remettre du baume au coeur !

27 juillet 2014 : Huningue – Battenheim : 36km
La route nous mène un peu au nord de Mulhouse chez une tante à Manu, Elo qui nous accueille et qui organise un petit repas bien sympa pour nous permettre de revoir un peu de la famille.
Mais avant d’y arriver, nous nous baladons sur le bord du Rhin, l’Eurovelo 15 qui sillonne et propose des paysages sympas.
Arrivés chez Elo, nous passons sous la douche et prenons un petit gouter avant d’aller voir un oncle, Marc.
Merci Elo et toute la famille pour le coucou qui nous a bien fait plaisir !

28 juillet 2014 : Battenheim – Valdieu : 42km
Nous quittons la famille pour nous diriger vers Montbéliard, les gars sont motivés pour essayer d’y arriver ce soir, mais il reste bien 70km.
Nous commençons par la traversée de Mulhouse, un peu laborieuse à cause des travaux et d’un manque de signalétique EV6 (ou peut-être est-ce nous qui n’avons pas bien vu…).
Nous arrivons enfin au bord du canal du Rhône au Rhin et qui ne voyons-nous pas ? Bérangère suivie de JB, Antoine et Catherine !!! Nous ne pensions pas les revoir si vite.
Nous roulons jusqu’à trouver un petit coin pour le pique-nique en commun. Cédric, le frère de Manu, vient faire un petit coucou également !
Nous reprenons la route et le ciel tourne au gris puis il se met à pleuvoir. Le temps passe et il nous reste encore encore plus de 30 km à parcourir… Nous décidons de faire notre dernier bivouac le long du canal et notre choix s’avère judicieux, car la pluie tombe à peine la tente plantée ! Et elle ne s’arrêtera pas de toute la nuit.

29 juillet 2014 : Valdieu – Valentigney : 33km
Il pleut encore lorsque nous remballons la tente ce matin. Nous avançons sur l’Eurovelo6 en essayant d’éviter les gouttes de pluie, mais sans succès.
Nous croisons Cédric encore quelques minutes sur la piste cyclable avant de trouver un resto pour manger à l’abri de l’eau.
Nous en repartons repus et nous dirigeons vers l’EV6 qui nous avions quittée pour trouver à manger.
Quelques kilomètres avant d’arriver à Valentigney, une silhouette se dessine face à nous sur son vélo… C’est notre pote Martin qui est venu à notre rencontre ! Encore un peu d’émotion lorsque nous arrivons à son niveau. C’est super cool de se revoir après 2 ans.
Il nous guide jusqu’à chez lui, encore une petite larme coule pour ces derniers kilomètres sur nos vélos. Nous avons choisi de laisser quelques semaines de vacances à Léo et Malo sans pédaler et ne plus se lever à 6h tous les matins.
Une page se tourne dans notre aventure…

Nous vous préparons le dernier bilan du voyage dans les jours à venir.

 
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Publié le 30 juillet 2014, par dans France.

Coucou tout le monde !

Voilà, nous sommes arrivés à Valentigney chez Martin et Isa. Nous avons fait nos derniers kilomètres à vélo…
Le passage de la frontière en France nous avait déjà fait chialer et là, nous avons remis ça…

Nous savions que le retour ne serait pas la partie la plus facile du voyage. Nous reprenons un peu nos esprits pendant quelques jours.
Les gars vont profiter de quelques jours de vacances, fini le réveil à 6h tous les matins, plus tôt qu’à la maison.

Restez branchés, nous avons encore des choses à partager avec vous tous !
Merci à tous ceux qui nous ont aidé, familles, amis, sociétés, inconnus… ceux qui nous ont hébergé…

Si vous avez des questions particulières à nous poser, n’hésitez pas !

A tout bientôt !!!

 
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Publié le 22 juillet 2014, par dans Allemagne.

19 juillet 2014 : Sigmaringen : pause
Une journée de pause pendant que Papy et Cédric partent pour rapatrier leurs camions.
Le soir, je vois arriver un tandem Pino… C’est Antoine et Catherine (les bicloucipédistes) que nous avions croisés à Athènes ! Quelle superbe surprise ! Ils sont accompagnés par Bérangère et JB, des Malouins (Roues à vent).
Nous nous donnons rendez-vous le lendemain, car ils vont dormir un peu plus loin.

20 juillet 2014 : Sigmaringen – Beuron : 31.5km
Ce matin nous quittons papy Régis, Cédric et les cousins. Eux rentrent en France et nous continuons vers Montbéliard.
Pas facile de se séparer, mais nous nous reverrons bientôt en France.
Nous retrouvons les 4 lurons un peu plus loin et attaquons la route ensemble. Voilà une semaine que nous roulons en grand convoi et c’est très sympa.
Les gens qui nous croisent ont souvent un sourire sur les lèvres.
La piste nous fait passer par des reliefs qui piquent un peu les mollets.
Première nuit en bivouac depuis longtemps, nous retrouvons un peu se qui fait le propre du voyage à vélo : un sentiment de liberté que nous avions un peu égarée avec toutes les nuits en camping !
La pluie nous accompagne pour la fin de soirée que nous passons sous le tarp à jouer au « kem’s ».

21 juillet 2014 : Beuron – Tuttlingen : 27km
Qu’il est bon de bivouaquer !
Nous bougeons vers Tuttlingen, l’Eurovelo 6, toujours autant vallonnée, passe dans le Badwurtemberg, mélange de petites gorges, vallée verte et petit Danube passant au milieu.
Notre convoi s’étire, s’arrête et reprend la route.
Arrivés à Mülheim, nous faisons les emplettes nécessaires pour nos repas à venir et allons nous poser dans un pré pour le pique-nique. Nous entons le vent tourner et nous nous déplaçons à l’abri ! Bien vu, un déluge s’abat sur le secteur. Mais bien couvert, nous pouvons manger tranquillement. La pluie ne s’arrête pas sur toute la route qui nous mène à Tuttlingen.
La zeltplatz est gratuite et l’accès à la douche ne coute que 5€ pour tout le monde.
Nouvelle soirée bien sympa sous le tarp à refaire le monde attaqués par les limaces.

22 juillet 2014 : Tuttlingen : pause
Il a plu toute la nuit sans discontinuer… La tente a tenu !
Les limaces ont profité de la nuit pour pour tout nous pourrir et les gamelles restées dehors contiennent de la vrai soupe à la limace ! Beurrrrkkkkk !
La météo prévue n’est pas folichonne, nous décidons tous de rester sur place aujourd’hui.
Mise à jour de blog et rédaction au programme.

 
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Publié le 19 juillet 2014, par dans Allemagne.

Cet article est un peu long, car nous n’avons pas trouvé de connexion WiFi depuis un bon bout de temps et lorsqu’il y en a dans les campings, elle est payante la plupart du temps. Voici donc les 15 derniers jours du voyage.

5 juillet 2014 : Passau : pause
La journée ne s’annonce pas trop mal, nous partons vadrouiller un peu dans Passau.
La ville est agréable, toujours très propre, comme en Autriche. La circulation est un peu entravée par des groupes de touristes fraichement débarqués des bateaux pour une visite rapide.
Nous nous rendons au sympathique petit marché devant la cathédrale pour y faire quelques emplettes que nous passons déposer chez Véronique avant de monter à la citadelle.
Cette dernière surplombe Passau sur la rive nord du Danube, de là-haut, la vue est très chouette et les couleurs des 3 rivières se mélangeant sont très visibles.
Nous visitons la citadelle, les gras sont ravi de voir les équipements datant du moyen-âge : armures, épées à deux mains, heaume, gantelet…
Nous rentrons chez Véronique pour y préparer le repas et passer une nouvelle soirée très agréable.
Merci Véronique !

6 juillet 2014 : Passau – avant Deggendorf : 53km
Nous partageons le petit-déjeuner avec Véronique et décollons vers 9h30. La traversée de Passau se passe bien malgré la piste cyclable bien encombrée par tous les cyclistes du dimanche.
Le soleil est de la partie et la chaleur qui va avec nous pousse à boire énormément.
Le Danube nous offre des paysages très chouettes surtout lorsqu’il se fait plus sauvage. Mélange de plages de galets et végétation à fleur d’eau.
Nous approchons d’un endroit très prisé par les habitants du coin pour leur repos du dimanche.
Baigneurs et pêcheurs se partagent les bords du Danube. Nous décidons de bivouaquer ici cette nuit, mais avant de planter la tente, nous profitons également d’une baignade bien rafraichissante dans ce Danube qui nous fait plus penser à une rivière qu’à un fleuve. Il a beaucoup perdu en ampleur.
Un peu plus tard, 2 jeunes Allemands viennent à vélo. Nous partageons quelques moments en discutant et allons nous coucher, nous dans la tente, eux à la belle étoile sous une moustiquaire… C’était sans compter sur le déluge que nous avons eu durant la nuit. Ils ont dû monter leur tente en urgence !

7 juillet 2014 : avant Deggendorf – Wörth an der Donau : 68km
Nous remballons les affaires et décollons en direction de Wörth an der Donau où une amie de Véronique nous accueille pour la nuit.
Le ciel est couvert ce matin, assez menaçant, mais nous avançons quand même, il fait très lourd.
L’Eurovelo 6 nous mène tantôt le long Danube, tantôt à travers champs sur des revêtements inégaux, asphalte ou terre.
Nous arrivons en fin de journée à Wörth an der Donau, le château imposant surplombe le Danube et nous indique que nous allons devoir grimper un peu !
Nous sommes chaleureusement accueillis par Véronique, Sofia (sa fille) et Kilian (le plus jeune fils).
Nous mangeons avec eux et ensuite les gars jouent ensemble dans le jardin.
Toute la famille est dans la musique entre chant et instruments, ils pourraient monter un groupe !
Voilà un des avantages de l’école allemande (voir de quasiment tous les pays que nous avons traversés), les enfants ont des cours jusqu’en début d’après-midi puis ils peuvent avec des activités sportives, musicales ou autre dans l’après-midi. Bien moins contraignant que le seul mercredi après-midi chez nous qui généralement limite le nombre d’activités possible.

8 juillet 2014 : Wörth an der Donau – Bad Abbach : 52km
Nous quittons Véronique et Sofia, les garçons étant déjà partis à l’école lorsque nous décollons.
La météo n’est pas très encourageante aujourd’hui, mais pour l’instant il ne pleut pas !
Nous arrivons tranquillement à Regensburg, ancienne capitale de l’Allemagne classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Après un rapplique pique-nique dans la ville, sur les bords du Danube, nous continuons la route vers notre destination du soir, une famille de warmshower.
Nous ne trainons pas en route, car le ciel se fait plus en plus menaçant et nous éviterons de justesse la pluie, car elle se met à tomber une fois la dernière sacoche rentrée chez Kerstin, René et leurs 2 filles (les petits sauts de puces, si vous lisez ces lignes, vous devriez les reconnaitre).
Encore une agréable soirée à discuter avec une famille très sympa à l’esprit ouvert sur le monde.

9 juillet 2014 : Bad Abbach – Neustadt : 35km
Nous quittons Kerstin et sa famille avec regrets, et partons pour la suite du voyage qui nous rapproche inexorablement de la France…
Le temps est toujours au gris et à la pluie, la fraicheur s’est installée, nous roulons avec un petit 14°.
Arrivés à Kelheim, nous embarquons sur un bateau qui nous dépose à Weltenburg en passant dans les gorges du Danube, à nouveau des minis Portes de Fer.
Bien content d’éviter par la même occasion une grimpette de 10% sous pluie, nous en profitons pour manger sur le bateau.
Mais une fois sortis et arrivés sur la terre ferme, la pluie se met à tomber de plus belle, ce qui n’arrange en rien l’état du chemin en terre que nous suivons. Nous avions le choix entre la route avec des grimpettes ou le plat boueux…
La fraicheur s’est installée et la pluie n’a pas cessé, nous décidons d’écourter la journée pour nous réfugier dans un camping…

10 juillet 2014 : Neustadt – Neuburg : 56.5km
La route n’a rende particulier aujourd’hui, le soleil joue à cache-cache derrière les nuages.
Nous traversons rapidement Ingolstadt.
La piste cyclable est moins goudronnée et la pluie nous laisse quelques passages bien mouillés.
Nous arrivons au camping de Neuburg et plantons la tente sous la pluie qui se remet à tomber…
Nous discutons un peu avec les parents d’une famille venue de Belgique pendant que les enfants s’éclatent sur l’aire de jeux.

11 juillet 2014 : Neuburg – Dilingen : 73km
Aujourd’hui, la fameuhly est motivée pour avancer un peu plus vite, car demain nous retrouvons papy Régis, Cédric (le frère de Manu), ses 2 fils et Jean-Claude et Lydie (oncle et tante de Manu) à Gunzburg.
La route est un peu plus vallonnée, mais nous avançons bon train. L’eurovelo 6 traverse Donauworth, cette ville est sympathique, mais nous ne nous y attardons pas non plus.
Arrivé au camping qui est juste à côté d’une biergarten, très sympa de monter la tente devant les gens attablés en terrasse qui nous regardent comme des singes.
Nous faisons la connaissance d’Oliver et sa famille venant de Suisse. Lui roule en Kettwiessel et ils ont la même tente que nous sans les problèmes d’infiltration d’eau dans la chambre !

12 juillet 2014 : Dilingen – Gunzburg : 30km
Nous avons de la chance ce matin, tout du moins un bout de temps, car nous pouvons remballer la tente alors qu’elle est sèche. La pluie se met à tomber dru lorsque nous montons sous les vélos. Nous attendons quelques instants, mais elle ne se calme pas trop alors nous prenons notre courage à deux mains et y allons.
Quelques centaines de mètres plus tard, la roue arrière de Léo crève ! Nous trouvons une petite avancée pour pouvoir réparer à l’abri de la pluie.
Nous repartons avec le retour du soleil.
La famille ne doit pas être très loin de nous comme l’indique le SMS de mon frère, ils sont partis du camping.
Effectivement 8km plus tard nous nous rencontrons. Petit moment d’émotion, car cela fait plus d’un an que je n’est pas vu mon frère et 8 mois, mon père ! Mon oncle et ma tante nous attendent au camping.
Un petit pique-nique sur le bord de la piste et nous partons vers le camping.
Nous retrouvons Jean-Claude et Lydie et passons une superbe soirée avec eux en mangeant le repas qu’ils nous ont préparé !

13 & 14 juillet 2014 : Gunzburg : pause
Nous avions promis aux enfants de faire un tour au parc d’attractions Legoland et comme ils ont super bien roulé… Nous sommes allés.
Le parc n’est pas si grand, mais il y a largement de quoi remplir une journée. Il y a plusieurs dioramas représentants des portions de grandes villes, des attractions du type grand huit, splash.
Le temps a été très clément toute la journée et les enfants ravis de changer du pédalage.
Lorsque nous rentrons au camping, un déluge s’abat sur nous…
Le lendemain, nous faisons une journée pause tranquille, quelques courses, un peu de mécanique, de lessive…

15 juillet 2014 : Gunzburg -  Ersingen : 54km
Le premier jour où nous roulons vraiment ensemble sur l’EV6.
Le temps de caler les dernières sacoches et remorques pour tout le monde et nous enfourchons les vélos. L’énorme convoi de 7 trikes + 1 vélo droit + 3 remorques se met en route, effet garanti !
La journée s’annonce chaude et le relief de l’Eurovelo6 est parsemé de quelques grimpettes sympas. Les cousins roulent ensemble, Malo et Paul font des échanges de vélos.
En arrivant à ULM, nous tentons notre chance à l’auberge de jeunesse qui malheureusement ou heureusement est complète, car à 22€ par personne nous aurions explosé le budget.
Nous devons faire 20 km supplémentaires, pas facile comme première journée pour Papy Régis, Cédric et les cousins.
Nous arrivons vers 19h à la Zeltplatz de Ersingen juste au bord d’un étang dans lequel nous allons nous rafraichir.

16 juillet 2014 : Ersingen – Rottenacker : 25km
Nous partons tous les 8 et continuons la route en direction de Munderkingen, nous y visons la zeltplatz.
L’eurovelo6 est loin d’être asphaltée sur tout le monde, nous passons sur du chemin et du gravier bien épais où nos roues s’enfoncent. Nous avons l’impression de rouler dans du goudron tellement ça accroche !
La route est encore bien vallonnée et nous transpirons allègrement dans les montées en plein soleil.
Nous nous éternisons un peu à la pause du pique-nique pour profiter de l’ombre bienfaisante d’un arbre.
Sur la route, nous voyons un panneau indiquant une zeltplatz 5km avant Munderkingen, au bord d’un étang. Nous optons pour finir la journée à cet endroit et grand bien nous en a pris.
Le coin est très chouette (et pas cher : 25€ pour 8), un endroit pour les tentes est réservé au bord de l’eau.
Nous en profitons pour nous rafraîchir de la journée.
En fin de journée, nous nous posons autour d’un feu de camp (un emplacement est prévu) pour prendre le repas.

17 juillet 2014 : Rottenacker – Ertingen : 33.5km
Lorsque nous nous réveillons, la brume flotte sur l’étang lui confère un aspect un peu mystique.
Le soleil sèche les tentes pendant que nous prenons le petit-déjeuner.
La journée est encore très chaude et nous avançons tranquillement sur le chemin qui nous offre de beaux passages.
Nous hésitons à nous arrêter au camping à Ridelingen mais il est encore assez tôt et décidons de pousser jusqu’au Erting à la zeltplatz indiquée sur notre carte.
Mais avons la mauvaise surprise d’apprendre que la zeltplatz est fermée depuis 2 ans !!!
La carte n’est vraiment pas à jour… Nous avons 3 possibilités :
Aller jusqu’à Sigmaringen à 30km, vu l’état de tout le monde, nous oublions cette possibilité.
Faire machine arrière jusqu’à Riedlingen et aller au camping que nous avions passé.
Ou demander s’il y a un coin pour planter quand même.
Nous optons pour la dernière solution, mais les premières réponses ne sont pas encourageantes ! Il est strictement interdit de planter la tente.
Nous posons quand même la question au maitre nageur qui passe quelques coups de fil en nous indiquant les campings cités avant. Nous lui expliquons que les enfants sont fatigués, il comprend bien la situation et nous indique un endroit pour planter la tente après 20h, il nous laisse également son numéro de portable au cas ou nous aurions des problèmes avec la police.
Nous passons le temps en nous reposant, en nous baignant et en mangeant une currywurst avant de planter la tente et de dormir.

18 juillet 2014 : Ertingen – Sigmaringen : 33km
La nuit n’a pas été terrible, des jeunes fetards sont venus avec le groupe électrogène, la sono et l’alcool faire un raffût toute la nuit…
Tout le monde a de petits yeux ce matin et nous remballons les tentes bien mouillées de condensation.
2 jeunes comateux, sans doute alcoolisés jusqu’à la moelle sont étalés à même l’herbe.
Nous roulons jusqu’à Mengen où nous nous posons à l’ombre pour pique-niquer tranquillement.
Le reste de la route se fait tranquillement le long du Danube devenu ridiculement étroit, mais il conserve malgré tout un très bel aspect sauvage de rivière peu profonde clairsemée de petits îlots.
Nous arrivons à Sigmaringen en fin d’après-midi.
Papy Régis et Cédric se renseignent sur les horaires de trains pour aller récupérer leurs camions à l’endroit où nous nous sommes retrouvé.

19 juillet 2014 : Sigmaringen : pause
Une journée de pause pendant que Papy et Cédric partent pour rapatrier leurs camions.